Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:08

A.pngvant de poursuivre notre petit enseignement sur la conscience, nous pouvons nous référer à quelques textes clés sur la conscience. Ils se trouvent dans les textes conciliaires et dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC).

 

 

Le premier texte, très court, est tiré de Gaudium et spes, 16: «Dignité de la conscience morale"

Comme beaucoup d'auteurs l'ont fait remarquer, il est admirable par sa précision et contient en quelques lignes l'essentiel de la dotrine sur la conscience morale.

Découvrons le ensemble:

" Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal, au moment opportun résonne dans l’intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela ». Car c’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme ; sa dignité est de lui obéir, et c’est elle qui le jugera . La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre.

C’est d’une manière admirable que se découvre à la conscience cette loi qui s’accomplit dans l’amour de Dieu et du prochain  Par fidélité à la conscience, les chrétiens, unis aux autres hommes, doivent chercher ensemble la vérité et la solution juste de tant de problèmes moraux que soulèvent aussi bien la vie privée que la vie sociale. Plus la conscience droite l’emporte, plus les personnes et les groupes s’éloignent d’une décision aveugle et tendent à se conformer aux normes objectives de la moralité.

Toutefois, il arrive souvent que la conscience s’égare, par suite d’une ignorance invincible, sans perdre pour autant sa dignité. Ce que l’on ne peut dire lorsque l’homme se soucie peu de rechercher le vrai et le bien et lorsque l’habitude du péché rend peu à peu sa conscience presque aveugle."

 

 Vous pouvez distinguer trois parties. Dans la première partie, le texte décrit la conscience personnelle, comme sanctuaire, lien et ouverture à Dieu (étincelle divine en l'homme, fine pointe de l'âme...). Il rattache aussi la conscience morale à la loi naturelle que tout homme peut trouver en lui puisqu'il est homme. Cette loi naturelle n'est pas donnée par la révélation mais inscrite au plus profond de chaque homme. C'est la règle d'or "évite le mal, fais le bien". Notons déjà que ce premier principe est trop général et qu'il nécessite prolongement et interprétation...  En premier lieu: qu'est-ce que le bien? Qu'est ce que le mal?

Nous sommes jugés selon notre conscience c'est-à-dire selon la loi connue et (plus ou moins suivie) par nous.

Dans la deuxième partie, il s'agit d'un ouverture au prochain, au monde. La conscience répond devant les autres, a des conséquences.C'est aussi la réaffirmation qu'il existe une vérité   et que tous les hommes doivent avant tou partir en quête de cette vérité. Pas de relativisme puisqu'il existe ' des normes objectives de la moralité" que tout homme encore une fois peut trouver.

Enfin, les possibilités, les variations, les limites de la conscience. Le texte concilaire parle d" ignorance invincible" c'est-à-dire qu'on ne peut vaincre. Il existe des cas, où l'homme de bonne foi et de bonne volonté a tout fait pour se former, se renseigner, éclairer sa conscience mais ne parvient pas à se départir de toute ignorance. Il s'agit d' "ignorance invincible"... N'oublions pas que l'homme est une créature, fini et imparfait par conséquent.

On se rend bien compte à travers ce texte que la conscience est un lieu stratégique.

 

Que nous dit le CEC? Le premier article consacré à la conscience, le n°1776, reprend le texte de Gaudium et spes. Du n° 1777 au n° 1782, nous avons un développement sur le jugement de la conscience.  Les trois suivants traitent de la formation de la conscience et les articles 1786 à 1789 des choix de la conscience puis du jugement erroné ( 1790 à 1794).

En bref:

"

1795 " La conscience est le centre le plus intime et le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est le seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre " (GS 16).

1796La conscience morale est un jugement de la raison par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d’un acte concret.

1797Pour l’homme qui a commis le mal, le verdict de sa conscience demeure un gage de conversion et d’espérance.

1798Une conscience bien formée est droite et véridique. Elle formule ses jugements suivant la raison, conformément au bien véritable voulu par la sagesse du Créateur. Chacun doit prendre les moyens de former sa conscience.

1799Mise en présence d’un choix moral, la conscience peut porter soit un jugement droit en accord avec la raison et avec la loi divine, soit au contraire, un jugement erroné qui s’en éloigne.

1800L’être humain doit toujours obéir au jugement certain de sa conscience.

1801La conscience morale peut rester dans l’ignorance ou porter des jugements erronés. Ces ignorances et ces erreurs ne sont pas toujours exemptes de culpabilité.

1802La Parole de Dieu est une lumière sur nos pas. Il nous faut l’assimiler dans la foi et dans la prière, et la mettre en pratique. Ainsi se forme la conscience morale."

 

SaintPierre.png


Partager cet article

Repost 0
Published by Jacquotte - dans Ethique
commenter cet article

commentaires

Clovis Simard 28/06/2012 00:47

(fermaton.over-blog.com),No-18, THÉORÈME du GUÉPARD. - Objet est-il nécessaire à la Conscience ?