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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:03
M.pngalgré ce temps de Carême qui touche à sa fin, le calendrier liturgique nous propose de nombreuses fêtes en ce moment. Aujourd'hui, 25 mars - 9 mois avant Noël, le naissance de Jésus- nous fêtons l'Annonciation du Seigneur à Marie.
Une jeune fille de Nazareth fiancée à un charpentier, Joseph reçoit la visite d'un ange nommé Gabriel qui lui annonce qu'elle a été choisie pour être la mère du Très-Haut. Ciel et terre sont suspendus aux lèvres de la petite Marie qui choisira en toute liberté de dire "Oui" à Dieu. C'est le fiat de Marie qui reste pour nous, depuis ce jour,  un modèle d'abandon à la volonté de Dieu, un modèle du croyant confiant dans l'amour et le dessein de Dieu.

Ce beau texte de l'Annonciation que vous trouverez dans l'évangile de Jésus Christ selon saint Luc  (1, 26-38 )se situe entre l'annonciation à Zacharie et la Visitation suivie de la prière du Magnificat. L'évangile de Luc n'est qu'annonces joyeuses, cris d'allégresse, prières de louange et d'action de grâce en ce premier chapitre. On comprend pourquoi comme je vous l'avais déjà fait remarqué qu'on appelle cet évangile, l'évangile de la joie.
Bien entendu, il a été de nombreuses fois commenté. Je vous proposerai aujourd'hui quelques phrases tirées de Saint Ephrem et de Saint Bernard.

Rien n'est impossible à Dieu.  Marie, confiante, ne pose pas la question "pourquoi". Elle écoute et se met au service- volontairement- de Dieu. C'est en ce jour de l'annonciation que Dieu se fait homme et s'abaisse pour nous sauver, il revêt notre nature...
" Contemplez Marie, mes bien-aimés, voyez comment Gabriel entra chez elle et quelle objection elle lui adressa : Comment cela va-t-il se faire ? (Lc 1, 34). Le serviteur de l’Esprit Saint lui fit cette réponse : « Cela est facile à Dieu ; pour lui tout est simple. » Considérez comme elle crut à la parole entendue et dit : Voici la servante du Seigneur (Lc 1, 38).
En ce jour, Marie est devenue pour nous le ciel qui porte Dieu, car la Divinité sublime est descendue et a établi en elle sa demeure. En elle, Dieu s’est fait petit – mais sans amoindrir sa nature – pour nous faire grandir. En elle, il nous a tissé un habit avec lequel il nous sauverait. En elle se sont accomplies toutes les paroles des prophètes et des justes. D’elle s’est levée la lumière qui a chassé les ténèbres du paganisme. Nombreux sont les titres de Marie, et il convient que je les rapporte. Elle est le palais dans lequel a habité le puissant Roi des rois. Et il ne l’a pas quittée comme il était venu, car c’est d’elle qu’il a pris chair et qu’il est né.

Elle est aussi le nouveau ciel dans lequel a habité le Roi des rois. En elle s’est levé le Christ et d’elle il est sorti pour entrer dans la création, formé et façonné à son image. Elle est le cep de vigne qui a porté la grappe. Elle a donné un fruit supérieur à la nature ; et lui, bien que différent d’elle par sa nature, a revêtu sa couleur et est né d’elle. Elle est la source de laquelle ont jailli les eaux vives pour les assoiffés, et ceux qui ont goûté de sa boisson portent des fruits au centuple." ( Saint Ephrem).

 

Ecoutons saint Bernard à présent, encore un de ces grands saints qui a aimé Marie et médité longuement sur les évènements de sa vie. C'est lui par exemple qui nous a offert la belle prière du "souvenez-vous". Il a écrit trois sermons pour l'Annoncation, je puiserai les phrases suivantes dans le deuxième intitulé "Deuxième sermon sur l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie. Sur les sept dons de l'Esprit en Jésus-Christ."

 

" Mes frères, dans la solennité de l' Annonciation de notre Seigneur que nous célèbrons aujourd'hui, il faut voir la simple histoire de notre rédemption devant nos yeux, comme une vaste et agréable plaine.L'ambassade dont l'ange Gabriel est chargé est nouvelle, la vertu que professe la Vierge est une vertu nouvelle, et le respect qui est témoigné à Marie l'est dans les termes d'une salutation nouvelle, aussi l'antique malédiction qui pesait sur la femme, est mise de côté; Marie reçoit une bénédiction nouvelle, comme sa maternité." Dans ce même sermon, saint Bernard s'interroge sur le fait de savoir pourquoi c'est le Fils qui s'est incarné et non le Père et ou le Saint Esprit. Question je vous avoue ne m'être jamais posée avant de lire saint Bernard... Voilà sa réponse: "D'ailleurs, il semble parfaitement convenable que celui-là devaînt fils d'homme celui qui était déjà le Fils de Dieu (...) Et nous-mêmes, il n'aurait pu nous être donné, si les choses se fussent passées autrement, un égal motif  d'espérer le salut et l'héritage du Ciel tandis que, en le faisant l'aîné de tous ces frères, lorsqu'Il était déjà Fils unique du Père, il ne saurait manquer de nous appeler à partager son héritage, puisqu'il nous a appelés déjà  à être adoptés pour enfants. Ainsi donc, Jésus Christ, notre fidèle médiateur, après avoir uni dans un ineffable mystère, la substance de l'homme, et celle de Dieu en une seule mystère, sut également, par un dessein d'une grande profondeur, garder, en nous réconciliant, ce juste milieu qui lui fit donner à Dieu et à l'homme ce qui leur convenait, à Dieu la Gloire, à l'homme la pitié. (...)" ( Saint Bernard)

 

SaintJeanBaptiste.png

 

 

 

 

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Published by Jacquotte - dans Catéchisme
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