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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:29

A.pngutre point diffcile... Les vêtements liturgiques! Comment comprendre quelque chose à toutes ces fanfreluches? Une  ou deux petites notes, histoire de vous éclaircir.

 

Il existe tout d'abord des couleurs liturgiques qui correspondent aux différents temps de l'année liturgiques. Bref, en fonction de la couleur vous savez ce que l'on célèbre!

 

Le blanc ( qui peut être doré) est la couleur de la joie, de la résurrection, de la gloire. Vous le retrouverez pour Noël, Pâques, le temps pascal, la Toussaint, un mariage, un baptême...

 

Le vert, couleur de l'espérance. C'est le temps ordinaire, le temps de l'Eglise qui attend la parousie (le retour du Christ).

 

Le violet, couleur de la pénitence, de la conversion, de l'attente. Vous la retrouverez pendant l'Avent, le Carême, un enterrement (avant, les prêtres avaient des ornements noires pour cette circonstance mais ce n'est plus le cas...)

 

Le rouge, couleur du feu de l'Esprit, de l'amour, de l'amour donné jusqu'à la mort (le sang)... Vous la retrouverez pour la Pentecôte (le don de l'Esprit saint), les confirmations, une fête d'un martyr, le dimanche des Rameaux et de la Passion...

 

Enfin, peu utilisé le rose.  Le prêtre ne le porte que deux fois par an.  C'est le violet de l'Avent et du Carême un peu allégé! On le porte donc le troisième dimanche de l'Avent et le quatrième du Carême. On appelle ces dimanche "le dimanche de gaudete" et le "dimanche de latere". Nous anticipons la joie de Noël et de Pâques, ce sont des petites pauses en ces temps de pénitence...

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:07

« L.pnga foi conduit à découvrir que la rencontre avec Dieu valorise, perfectionne et élève ce qu’il y a de vrai, de bon et de beau en l’homme. Il arrive ainsi que, tandis que Dieu se révèle et se laisse connaître, l’homme vient à savoir qui est Dieu et, le connaissant, il se découvre lui-même, sa propre origine, son destin, la grandeur et la dignité de la vie humaine. »

Voilà la belle introduction à cette nouvelle catéchèse autour du thème de la foi. Aujourd’hui, Benoît XVI envisage la question de la foi sous l’angle du savoir. Oui, comme l’indique le titre de l’audience, la foi n’est pas quelque chose d’irrationnel. La foi possède un caractère raisonnable.

En premier lieu, le souverain pontife nous montre que la foi si elle est « croyance » est aussi véritable savoir, « un sapere » : « c’est-à-dire un savoir qui donne une saveur à la vie, un goût nouveau d’exister, une manière joyeuse d’être au monde. La foi s’exprime dans le don de soi pour les autres, dans la fraternité qui rend solidaires, capables d’aimer, en vainquant la solitude qui rend tristes. Cette connaissance de Dieu à travers la foi n’est donc pas seulement intellectuelle, mais vitale. »

Cette connaissance de Dieu est expérience de foi bien entendu mais aussi chemin intellectuel et moral.  Ce point me semble capital car nous nous trouvons souvent dans l’un ou l’autre domaine sans parvenir à vivre selon ces trois axes. Pour certains, la foi n’est qu’expérience personnelle, individuelle, ressenti… Pour d’autres, elle n’est que théologie ou philosophie c’est-à-dire une pensée sur Dieu. Enfin, elle n’est pour certains que chemin moral, c’est-à-dire un éclairage ( avec ses règles, principes, interdits) pour guider l’homme dans son agir. Etre dans une de ces trois directions et nier les autres ou seulement les omettre est une erreur très grave.

« Aujourd’hui, dans cette catéchèse, je voudrais m’arrêter sur le caractère raisonnable de la foi en Dieu. La tradition catholique depuis le début a rejeté ce que l’on appelle le fidéisme, qui est la volonté de croire contre la raison. Credo quia absurdum (je crois parce que c’est absurde) n’est pas une formule qui interprète la foi catholique. Dieu, en effet, n’est pas absurde, tout au plus est-il mystère. Le mystère, à son tour, n’est pas irrationnel, mais est surabondance de sens, de signification, de vérité. » Le saint Père nous montre alors que le mystère n’est pas « obscurité » mais en quelque sorte « trop plein de lumière ». Bref, le mystère de Dieu nous éblouit tellement que nous ne voyons pas grand-chose ! « La foi permet de regarder le « soleil », Dieu, parce qu’elle est accueil de sa révélation dans l’histoire et, pour ainsi dire, elle reçoit vraiment toute sa luminosité du mystère de Dieu, en reconnaissant le grand miracle : Dieu s’est approché de l’homme, il s’est offert à sa connaissance, en s’abaissant à la limite créaturale de sa raison » et « Dieu, par sa grâce, éclaire la raison, lui ouvre des horizons nouveaux, incommensurables et infinis. C’est pourquoi la foi constitue un encouragement à chercher toujours, à ne jamais s’arrêter et à ne jamais trouver le repos dans la découverte inépuisable de la vérité et de la réalité. »

La foi n’est pas le contraire de la raison, la foi n’est pas un obstacle à la raison. A la suite de saint Augustin qui a tant cherché la vérité et le sens de son existence à travers les systèmes philosophiques de l’époque, nous pouvons dire : « Comprends pour croire et crois pour comprendre ». Benoît XVI dans la droite ligne de Jean Paul II ( voir Fides et Ratio) insiste sur le fait que nous avons besoin de la foi et de la raison un peu comme deux ailes… Il cite alors St Anselme et St Thomas d’Aquin qui ont tant œuvré dans ce sens.

La foi catholique est donc raisonnable et nourrit notre confiance également dans la raison humaine.’ Les vérités de Dieu sont accessibles par la foi c’est-à-dire par la Révélation et par la Raison en sachant que la Révélation n’exclut pas la raison. Dans le domaine moral, la raison nous permet d’accéder à la loi naturelle et la foi à la loi divine qui ne sont jamais contradictoires car la loi naturelle est contenue dans le projet divin. Dieu nous a créé avec la raison pour que nous puissions le trouver aussi par cette voie… Pour accéder plus facilement et dans une certitude absolue à Dieu nous avons besoin de la Révélation. Benoît XVI reprend les termes de Jean Paul II : « Dans l’irrésistible désir de vérité, seul un rapport harmonieux entre foi et raison est le chemin juste qui conduit à Dieu et à la pleine réalisation de soi. »

Le pape fait alors un « détours » par le Nouveau Testament et les écrits de saint Paul en particulier dans la première lettre aux Corinthiens. Paul affirme que le mystère de la croix est « scandale pour les juifs, folie pour les peuples païens. »

« En effet, Dieu a sauvé le monde non pas par un acte de puissance, mais à travers l’humiliation de son Fils unique : selon les paramètres humains, la modalité insolite utilisée par Dieu détonne avec les exigences de la sagesse grecque. Pourtant, la Croix du Christ possède sa raison, que saint Paul appelle : ho lògos tou staurou, « le langage de la croix » (1 Co 1, 18). Ici, le terme lògos indique tant le langage que la raison et, si il fait allusion au langage, c’est parce qu’il exprime verbalement ce que la raison élabore. Paul voit donc dans la Croix non pas un événement irrationnel, mais un fait salvifique qui possède un bon sens propre, reconnaissable à la lumière de la foi»

Le pape aborde ensuite rapidement la question foi et science. « La recherche scientifique, nous le voyons, conduit à la connaissance de vérités toujours nouvelles sur l’homme et sur l’univers. Le bien véritable de l’humanité, accessible dans la foi, ouvre l’horizon dans lequel doit se dérouler son chemin de découverte. Il faut donc encourager, par exemple, les recherches placées au service de la vie et visant à vaincre les maladies. Les recherches en vue de découvrir les secrets de notre planète et de l’univers sont également importantes, dans la conscience que l’homme est au sommet de la création non pour l’exploiter de manière insensée, mais pour la protéger et la rendre habitable. Ainsi la foi, réellement vécue, n’entre pas en conflit avec la science, mais coopère plutôt avec elle, en offrant des critères de base pour qu’elle promeuve le bien de tous, en lui demandant de ne renoncer qu’aux tentatives qui — en s’opposant au projet originel de Dieu — peuvent produire des effets qui se retournent contre l’homme lui-même. C’est également pour cela qu’il est raisonnable de croire : si la science est une alliée précieuse de la foi pour la compréhension du dessein de Dieu dans l’univers, la foi permet au progrès scientifique de se réaliser toujours pour le bien et pour la vérité de l’homme, en restant fidèle à ce même dessein. »

Terminons avec les propos du pape : « Espérons alors que notre engagement dans l’évangélisation aide à redonner son caractère central à l’Évangile dans la vie de tant d’hommes et femmes de notre temps. Et prions afin que tous retrouvent dans le Christ le sens de l’existence et le fondement de la liberté véritable: en effet, sans Dieu, l’homme s’égare. Les témoignages de ceux qui nous ont précédés et ont consacré leur vie à l’Évangile le confirment pour toujours. Il est raisonnable de croire, c’est notre existence qui est en jeu. Cela vaut la peine de se prodiguer pour le Christ, Lui seul satisfait les désirs de vérité et de bien enracinés dans l’âme de chaque homme: à présent, dans le temps qui passe, et le jour sans fin de l’Éternité bienheureuse. »

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:53

C.pnge mois ci,nous fêterons deux dédicaces. Le 9 novembre, celle de la basilique du Latran et le 18 novembre, celle des basiliques Saint Pierre et Saint Paul (qui passera plus inaperçue puisqu'elle tombre un dimanche.)

Qu'est-ce qu'une dédicace? C'est tout simplement la consécration d'une église comme un lieu de culte et de prière. Pour des lieux importants, c'est aussi la commémoration de cette consécration.

Latran est la cathédrale de l'évêque de Rome c'est-à-dire le pape. Elle fut construite vers 320 par Costantin. C'est dans cette église que le pape célèbre la messe du jeudi saint. Pour les catholiques, le pape est à la fois évêque de Rome et chef de l'Eglise universelle, en fêtant la dédicace de Latra, c'est le mystère de l'Eglise du Christ que l'on célèbre.

Les basiliques Saint Pierre et Saint Paul Hors les Murs ont été construites par Constantin et Théodose (et Valentinien) sur les lieux des martyres des deux apôtres. A saint Pierre, vous pouvez descendre prier sur le tombeau du premier pape.

 

 

Profitons pour éclaircir un peu le vocabulaire des lieux de culte. C'est une question que l'on me pose souvent.

Qu'est-ce qu'une basilique? A l'origine, c'est le nom donné aux églises construites selon le plan des basiliques civiles romaines. C'était pour les distinguer des simples maisons où se réunissaient tout au début les chrétiens pour célébrer l'eucharistie. C'est un titre qui est conféré au pape à certains sanctuaires comme la basilique de Montmartre.

 

Qu'est-ce qu'une cathédrale? C'est l'église où l'on trouve la cathèdre, le siège de l'évêque. L'évêque a en charge un diocèse. La cathédrale est donc l'église principale d'un diocèse et la cathèdre symbolise l'autorité et la mission apostolique (des apôtres...) de l'évêque.

Vous pouvez reconnaître un évêque à son anneau, sa croix pectorale et en habits liturgiques à sa crosse et à sa mitre. L'évêque est le successeur des apôtres.

 

Qu'est-ce qu'une église?  l'église ( à ne pas confondre avec l'Eglise qui désigne la communauté chrétienne, l'ensemble des baptisés) est le lieu consacré pour la prière et le rassemblement des chrétiens. Il y en a de toutes les formes, de toutes les tailles... La plus classique en France est celle bâtie sur le modèle de la croix latine. Le choeur est orienté à l'est, là où se lève le soleil, symbole de la résurrection du Christ alors que la porte principale est située à l'ouest. Le fidèle est ainsi appelé à opérer un cheminement. En venant des ténèbres, se signant au bénitier qui lui rappelle son baptême, il avance vers la lumière, la table de la Parole (ambon) et la table de l'eucharistie (autel).

 

Qu'est-ce qu'une chapelle? C'est un lieu de culte où l'on trouve un autel.

Elle peut être une partie de l'église où l'on trouve un autel. Elle est souvent située dans les bas-côtés. Elle est dédiée souvent à un saint: chapelle de la Vierge, chapelle du saint sacrement...

Elle peut être aussi un lieu de culte lié à un établissement: chapelle d'hôpital, chapelle d'école, chapelle de prison... Elle peut être annexée à une église, un sanctuaire mais n'a pas le titre de paroisse. 

 

 

Qu'est-ce qu'une abbatiale?  C'est l'église d'une abbaye. L'autorité revient au père abbé.

 

Qu'est-ce qu'un oratoire?  Vous reconnaissez le mot "ora" en latin. Il signifie "prier". C'est un lieu de prière qui peut être dédié à un saint. Cela peut être le lieu de prière d'une école, d'une famille, d'un presbytère... On ne peut y célébrer la messe ou conserver le saint sacrement qu'avec l'autorisation de l'Ordinaire du lieu.

 

L'ordinaire du lieu  est en général l'évêque du lieu qui a le pouvoir de juridiction.

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:51

L.png'évangile qui nous est donné aujourd'hui est l'évangile bien connu du bon samaritain dans l'évangile selon saint Luc  10, 25-37. Il est l'un de ces textes que nous écoutons d'une oreille discrète car nous en connaissons la chute et "la morale": nous devons aimer tout le monde, nous mettre au service de notre prochain. Et pourtant, ce texte a bien des choses à nous dire, c'est pourquoi je vous en propose un petit commentaire.

" Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: "Maître que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?"  Notons que c'est la même question que celle du jeune homme riche dans l'évangile de Marc que nous entendrons dimanche prochain. C'est une question de morale, du sens de la vie. Quels actes dois-je poser pour parvenir au but c'est-à-dire au Royaume de Dieu et à la vie éternelle?  A cette question d'ordre éthique Jésus renvoie immédiatement à la Loi, cadre de l'agir humain donné par Dieu. Le pharisien contrairement au jeune homme riche ne cite pas tout le décalogue mais va au coeur de la Loi en parlant uniquement du commandement de l'amour: " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même." Nous sommes bien au centre de la morale, la vertu théologale de charité qui ne passera jamais et à laquelle sont ordonnées toutes les autres vertus intellectuelles ou morales. Saint Ambroise lui rappelle que la Loi n'est là que pour annoncer la venue du Christ, le mystère de l'Incarnation: " C'était un de ceux qui croient connaîter la Loi, qui en savent les paroles et enignorent le sens. Aussi le Christ fait voir, par ce texte même de la loi, que ceux-là ignorent la loi et prouve que, dès le commencement, la loi a annoncé le Père et le Fils et le mystère de l'Incarnation du Seigneur."

 

Le débat va se poursuivre sur la question du prochain sous la forme d'une parabole qui tente comme toute parabole d'expliciter ce qu'est le Royaume de Dieu. Cette parabole va plus loin et donne des points de repères sur l'histoire même du salut et sur le sens de l'Incarnation du Christ. C'est un véritable résumé de l'économie du salut.

 

"Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho". Les Pères voient dans ce voyage, la chute de l'homme qui chassé du paradis (Jérusalem) se trouve à présent dans le monde. L'homme c'est Adam puis par extension tout homme. Sur la route de la vie terrestre, à cause du péché, l'homme rencontre le mal, des brigands qui vont le "dépuillé, roué de coups" et le laisse " à moitié mort". Ils nous ont dépuillé de "grâce spirituelle" selon l'évêque de Milan mais nous pouvons encore éviter les coups par le "vêtement de la foi". Trois hommes rencontreront l'homme blessé. Origène voit dans le prêtre la Loi, dans le lévite les prophètes et dans le Samaritain, le Christ. Si le prêtre et le lévite "descendent eux aussi", le Samaritain lui est en voyage. C'est le Christ qui s'incarne, qui se fait homme. Le prêtre et le lévite ne suffisent pas à notre salut, il a fallu que le Verbe se fasse chair.

Pour quelle raison s'incarne t'il? Pourquoi le Fils de Dieu se fait-il homme? Le Compendium du Catéchisme écrit: "Le Fils de Dieu s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie par l’opération du Saint-Esprit, pour nous les hommes et pour notre salut, c’est-à-dire pour nous réconcilier, nous pécheurs, avec Dieu, pour nous faire connaître son amour infini, pour être notre modèle de sainteté et pour nous rendre « participants de la nature divine » (2 P 1,4)." Il distingue donc quatre raisons à l'Incarnation: le salut, le pardon des péchés, l'amour infini de Dieu pour l'homme et la paricipation de l'homme à la vie divine.

L'homme a quitté Jérusalem et le Christ s'incarne (s'abaisse- c'est la kénose) pour que l'homme puisse "remonter" avec Lui. Il vient pour sauver et soigner l'homme du péché. C'est ce qui nous est raconté dans cette parabole.

Après avoir pansé ses plaies, le samaritain pose l'homme sur sa monture qui représente son corps qui a porté sur la Croix tous nos péchés  ( on peut faire aussi un parallèle avec le bon pasteur qui prend la brebis sur ses épaules) et le conduit à l'auberge. Là encore, la plupart des pères ont vu comme Origène, une image de l'Eglise qui accueille tous les hommes: "il porte le moribond et le conduit dans une auberge, c’est-à-dire dans l’Église qui accueille tous les hommes, ne refuse son secours à personne et où tous sont conviés par Jésus : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et qui ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai." L'Eglise est seulement une hôtellerie et non une maison car nous sommes bien de voyage sur cette terre, notre véritable demeure n'est pas l'Eglise mais bien Dieu et son Royaume.
Le Samaritain demeure peu de temps avec l'homme et pourtant Il s'assure qu'il ne manquera de rien en donnant deux deniers à l'aubergiste, il s'agit pour saint Ambroise des deux testaments: "Aussi le jour suivant – c’est-à-dire le jour de la Résurrection du Seigneur, il tira deux deniers et les remit à l'hôtelier en disant : prends soin de lui. Ces deux deniers sont peut-être les deux Testaments, qui portent sur eux l'effigie du Père éternel, et au prix desquels sont guéries nos blessures, ou bien les quatre Evangiles."

 

A travers cette parabole on retrouve l'image du Christ-médecin comme l'a relevé saint Augustin. Incarnation et Rédemption encore une fois ne peuvent être séparées. Il est important lorsque l'on parle de ce texte en catéchèse de prendre conscience dans un premier temps que nous aussi nous sommes des hommes blessés  et que le Christ s'est incarné pour nous. Nous avons besoin de la grâce  et de l'Esprit (l'eau et le vin) ainsi que du pardon de Dieu. Puis, comprendre que tout notre agir doit être imitation du Bon Samaritain, imitation du Christ.

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 13:39

N.pngous avons déjà publié il y a deux ans une note sur la petite Thérèse et sa doctrine de la petite voie. Aujourd'hui, 1er octobre, revenons un peu sur cette grande sainte qui aura marqué toute la spiritualité du XX et XXIeme siècle. Pour cela nous nous intéresserons à l'audience du 6 avril 2011 de Benoît XVI.

Jean Paul II qui la déclare "docteur de l'Eglise" en 1997, la caractérise comme "experte en scientia amoris". Et en effet ce que prêche la patronne des missions à travers la voie de l'abandon et de la miséricorde c'est bien l'Amour de Dieu: "Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus! La sainte parle continuellement de Jésus."

 

Toute la vie de Thérèse, humble et cachée, sera centrée sur le Christ. Son nom même de religieuse, "sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte Face" renvoie aux deux grands mystères de la vie du Christ qui rythment notre année liturgique: les mystères de l'Incarnation ( Noël) et celui de la Rédemption ( Pâques). Cet amour, sainte Thérèse l'exprime à travers son acte d'offrance à l'amour miséricorideux de Dieu qu'elle rédige en la fête de la Saint Trinité de l'année 1895. Elle le portera  sur elle tous les jours. En voici quelques extraits:

 

"Ô mon Dieu, Trinité Bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer, travailler à la glorification de la sainte Eglise,

en sauvant les âmes qui sont sur la terre et en délivrant celles qui souffrent dans le Purgatoire.

Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume; en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance, et je vous demande, ô mon Dieu, d'être vous-même ma sainteté.

Puisque vous m'avez aimée jusqu'à me donner votre Fils Unique pour être mon Sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi; je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Coeur brûlant d'amour.

(...) Je sens en mon coeur des désirs immenses, et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme.Ah! je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire; mais Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-Puissant? Restez en moi comme au Tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie.

(...) Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes oeuvres... (...) Je veux donc me revêtir de votre propre justice, et recevoir de votre amour  la possession éternelle de vous-même.

Je ne veux pas d'autre trône et d'autre couronne que vous, ô mon Bien aimé.

(...) Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre amour misércordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous, et qu'ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu! (...)

Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon coeur, vous renouveler cette offrande un nombr einfii de fois, jusqu'à ce que je puisse (...) vous redire mon amour dans un face à face éternel!"

 

Dans cette prière, on découvre un âme assoiffée de Dieu qui veut chaque jour aimer totalement le Christ, son Bien-Aimé. Cet Amour l'ouvre sur les autres et sur l'Eglise. Ce n'est pas une fusion de deux coeurs aimants. Cet amour se nourrit de l'Eucharistie, véritable pain de vie. Sainte Thérèse a aussi une conscience aigue  de la grâce de Dieu, c'est Dieu qui donne la sainteté. Elle s'abandonne totalement à la volonté et à la Providence divines. Elle se contente d'aimer: son carmel, sa famille, ses soeurs religieuses, de vivre et d'aimer Dieu malgré les souffrances physiques.

 

Quelles sont les deux sources de son Amour pour Dieu, la Bible-Parole de Dieu et l'Eucharstie. Ce sont là encore les piliers de notre vie chrétienne: "Un guide pour tous, surtout pour ceux qui, dans le Peuple de Dieu, accomplissent le ministère de théologiens. Avec l’humilité et la charité, la foi et l’espérance, Thérèse entre continuellement dans le cœur de la Sainte Ecriture qui renferme le Mystère du Christ. Et cette lecture de la Bible, nourrie par la science de l’amour, ne s’oppose pas à la science académique. La science des saints, en effet, dont elle parle elle-même dans la dernière page de l’Histoire d’une âme, est la science la plus élevée. (...)

Inséparable de l’Evangile, l’Eucharistie est pour Thérèse le Sacrement de l’amour divin qui s’abaisse à l’extrême pour s’élever jusqu’à Lui. Dans sa dernière Lettre, sur une image qui représente l’Enfant Jésus dans l’Hostie consacrée, la sainte écrit ces simples mots: «Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit! (...) Je l’aime car Il n’est qu’Amour et Miséricorde!» (LT 266)."

 

Si les écrits de thérèse ne sont peut être pas toujours accessibles, nous pouvons sans difficulté nous mettre à son école. Ecole de la simplicité, de la confiance, de l'humilté et de l'Amour. Elle a compris du fond de son Carmel l'essence même de la vie chrétienne: «Confiance et Amour» sont donc le point final du récit de sa vie, deux mots qui comme des phares ont éclairé tout son chemin de sainteté, pour pouvoir guider les autres sur sa propre «petite voie de confiance et d’amour», de l’enfance spirituelle (cf. Ms C, 2v-3r; LT 226). Confiance comme celle de l’enfant qui s’abandonne entre les mains de Dieu, inséparable de l’engagement fort, radical du véritable amour, qui est un don total de soi, pour toujours, comme le dit la sainte en contemplant Marie: «Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même» (Pourquoi je t’aime, ô Marie, PN 54/22). Ainsi Thérèse nous indique à tous que la vie chrétienne consiste à vivre pleinement la grâce du Baptême dans le don total de soi à l’Amour du Père, pour vivre comme le Christ, dans le feu de l’Esprit Saint, Son propre amour pour tous les autres."

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:46

E.pngn ce 21 septembre, nous fêtons saint Matthieu. Qui était-il? C'était un juif qui travaillait pour les romains. Il était collecteur d'impôts ou encore "publicain". Peu aimés car considérés comme des"collaborateurs", les publicains sont fortement critiqués par les autres juifs comme les pharisiens ou les zélotes ( défenseurs armés). Lévi pourtant deviendra l'un des douze apôtres mais aussi l'un des quatre évangélistes. Dans l'iconographie, il est représenté sous la forme d'un homme ailé - comme dans la vision d'Ezéchiel. Pourquoi un homme? Parce que son évangile est centré sur la vie du Christ et sur les implications que cela comportement pour celui qui désire le suivre. Saint Jérôme lui relève que l'évangile selon saint Matthieu débute par la généalogie de Jésus. Jésus, le messie attendu, nait dans une famille humaine.

 

L'Evangile de ce jour est bien entendu, l'appel de Lévi en Matthieu 9, 9-13. L'appel est relaté de manière très concise et comme souvent, Matthieu ne pose aucune question. Aucune parole n'est échangée et le nouveau disciple sans rien dire, abandonne tout -à l'instant- pour suivre le Christ: ""Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain. Il lui dit:  "Suis-moi". L'homme se leva et le suivit" (Mt 9, 9). Marc (cf. 2, 13-17) et Luc (cf. 5, 27-30) racontent eux aussi l'appel de l'homme assis à son bureau de publicain, mais ils l'appellent "Levi"." (audience du 30 août 2006-Benoit XVI).

Jésus choisit ici, nous l'avons déjà remarqué, un pécheur. Une personne particulièrement mal vue à l'époque. Du reste, tout de suite après l'appel de Lévi suit une critique acerbe de la part des pharisiens: "Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 

Pécheurs, publicains et prostituées, c'est un peu le pack des personnes à ne pas féquenter... Jésus bien entendu ne s'arrête jamais à ces considérations sociales et humaines. Personne n'est exclu de son amitié, il le précise: "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Le pape le formule ainsi: "La bonne annonce de l'Evangile consiste précisément en cela:  dans l'offrande de la grâce de Dieu au pécheur!"

 

Matthieu est appelé alors qu'il est assis à son bureau. Pierre, Jacques, Jean et André eux étaient sur leurs barques en train de pêcher. Philippe était assis sous un figuier... Il est étonnant de voir que le Christ vient à la rencontre des hommes dans les activités les plus ordinaires de la vie. Saint Vincent de Paul aimait à dire qu'il fallait aller à la rencontre des hommes dans leurs activités quotidiennes: parler de légumes au jardinier, de ses enfants à la mère de famille. L'évangélisation passe forcément par ce moment de la rencontre dans le réel de la vie ordinaire. La sainteté, la vie chrétienne ne se construisent pas en dehors de nos activités concrètes. Le Christ habite tous les instants et toutes les choses ordinaires. Ce sont celles-ci que nous sommes appelés à transfigurer par le Christ et la charité.

 

Autre point important, nous l'avons dit aussi, est que Matthieu comprend tout de suite l'exigence de l'appel du Christ. Il abandonne son métier, c'est-à-dire sa source de revenus pour le suivre. Pourquoi? Il comprend immédiatement que certaines activités malhonnêtes ne sont pas compatibles avec le Christ. De fait, être chrétien implique de refuser le mal. Cela doit se traduire concrètement dans nos actes. Suivre le Christ et continuer à voler par exemple est un non-sens. Ecoutons Benoît XVI à ce sujet: " La concision de la phrase met clairement en évidence la rapidité de Matthieu à répondre à l'appel. Cela signifiait pour lui l'abandon de toute chose, en particulier de ce qui lui garantissait une source de revenus sûrs, même si souvent injuste et peu honorable. De toute évidence, Matthieu comprit qu'être proche de Jésus ne lui permettait pas de poursuivre des activités désapprouvées par Dieu. On peut facilement appliquer cela au présent:  aujourd'hui aussi, il n'est pas admissible de rester attachés à des choses incompatibles avec la "sequela" de Jésus, comme c'est le cas des richesses malhonnêtes. A un moment, Il dit sans détour:  "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi" (Mt 19, 21). C'est précisément ce que fit Matthieu:  il se leva et le suivit! Dans cette action de "se lever", il est légitime de lire le détachement d'une situation de péché et, en même temps, l'adhésion consciente à une nouvelle existence, honnête, dans la communion avec Jésus."

 

Suivre le Christ comme nous le dit Bède le Vénérable, ce n'est pas seulement "marcher à sa suite", c'est "vivre comme lui": "C’est que le Seigneur qui l’appelait de l’extérieur par sa parole le touchait au plus intime de son âme en y répandant la lumière de la grâce spirituelle. Cette lumière devait faire comprendre à Matthieu que celui qui l’appelait à quitter les biens temporels sur la terre était en mesure de lui donner dans le ciel un trésor incorruptible. "

Puis le Christ entre chez Matthieu pour partager un repas. Matthieu qui a ouvert sa porte se trouve alors nourrit de la "lumière et de la présence" de Jésus.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 22:47

V.pngoilà bien longtemps que nous n'avons pas ouvert notre livre de l'Apocalypse selon saint Jean. Nous en sommes au chapitre 12. Les 7 sceaux ont été ouverts, les trompettes ont résonné, les catastrophes arrivent!

 

A partir du chapitre 12 jusqu'au chapitre 15 , nous parvenons autour d'une nouvelle unité: les 7 signes.

Le premier des signes qui va nous intéresser aujourd'hui: la femme et le dragon. Le passage est complexe car très riche. Nous ne pourrons tout expliquer en une note... quelques précisions seulement sur l'identité des trois personnages principaux: la femme, le dragon et le fils.

 

La liturgie chrétienne identifiera la femme à la Vierge Marie. Elle sera souvent représentée de cette façon dans l'art : "enveloppée de soleil, et la lune sous ses pieds et sur une tête une couronne de douze étoile" (verset 1)

Cette couronne de 12 étoiles se trouve sur notre drapeeau européen. Les fondateurs avaient en effet confiés leur projet à Notre-Dame représentée ainsi à la cathédrale de Strasbourg (vous pouvez encore la voir à côté du pilier du jugement dernier et le grand vitrail du choeur reprend cette thématique) et avaient même proposé leur drapeau un 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception...

La femme est aussi parfois identifiée à l'Eglise ( la communauté des baptisés) et Israël d'où vient le Christ. Les 12 étoiles pourraient être très clairement un rappel des 12 tribus d'Israël.

 

Le dragon, c'est le mal, c'est Satan.Ces chapitres annoncent en réalité la défaite du mal et des forces sataniques en action dans le monde. N'oublions jamais que ce livre est la révélation de la victoire finale et définitive du Christ. L'identité du dragon nous est révélé aux versets 7 à 9. On note une référence très claire au texte de la Genèse où Satan est le Serpent: "Celui qu'on appelle le diable et le Satan" c'est-à-dire "le séparateur" (celui qui sépare les hommes entre eux, celui qui sépare l'homme de Dieu) ou encore l'"adversaire". Au verset 7, est évoquée l'origine des démons ou encore la chute des anges avec le fameux combat entre l'archange Michel (et ses bons anges) contre les mauvais anges. Ceux-ci ayant choisi de s'opposer librement à Dieu sont "défigurés" et deviennent des démons. De la même manière que l'homme qui s'écarte de Dieu par un agir mauvais tend à se déshumaniser. Tolkien a repris cette idée dans son très célèbre Seigneur des Anneaux où l'on voit un hobbit choisir de suivre l'anneau et devenir "Gollum" (petite créature rampante, visqeuse et schizophrénique) ou encore les elfes devenir des orques.  Le choix du mal attaquant notre "ressemblance" divine (mais jamais notre "image").

Satan est aussi l' "Accusateur" (verset 10). Cela nous renvoie à l'histoire de notre bon vieux Job accusé par Satan devant Dieu.

 

Le fils. Il s'agit bien entendu du Christ. Ce récit de la naissance du Fils est un peu plus ardue que celle contée à Noël: " Elle est enceinte, et elle crie dans les douleurs et les tortures de l'enfantement. (...) Et le Dragon se tint devant la femme qui allait enfanter,pour dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté." S'agit-il réellement d'une allusion à la Nativité ou ne serait-ce pas plutôt un récit pascal, une nouvelle naissance qui passe par la mort, la crucifixion, la descente aux enfers pour renaître à la vie éternelle? Marie ne serait-elle pas plutôt dans ces versets une vierge "dolorosa"?

Naissance qui dans tous les cas est annonce de la Résurrection et victoire sur Satan.

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 19:15

C.pngette année, je profite pleinement des explications et des enseignements des frères et soeurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem pour bien saisir la signification et la beauté des liturgies qui nous sont offertes pendant le triduum pascal.

 

J'ai été saisi par le rituel autour du cierge pascal...

On peut trouver un parallèle à ce rite au cours du lucérnaire pratiqué aux  Vêpres où l'on allume les cierges en chantant un hymne: "Joyeuse lumière".

 

Au cours des vigiles pascales le rite de lumière est beaucoup plus marqué avec d'abord la bénédiction du feu. Cela symbolise aussi notre attente, notre veille. Dans les ténèbres va s'embraser un feu nouveau. La flamme  est signe du passage de la mort à la vie mais  aussi de notre désir.

Le prêtre commence pas tracer les symboles de la croix et de l'alpha et l'oméga ( ce sont les premières et dernières lettres de l'alphabet grec, le début et la fin... Ces lettres désignent le Christ).

Ici, cinq clous ( mais je crois qu'il s'agit selon le missel de cinq grains d'encens enflammés) sont piqués dans le cierge. Cela nous rappelle les 5 plaies ( les 4 marques des clous et le coup de lance) du Christ.

Le cierge sera allumé au feu nouveau puis tous nos cierges à partir du cierge pascal. On entre alors dans l'église en procession en chantant " Lumière du Christ". Trois arrêts sont prévus lors de la procession. Cette lumière qui  nous précède peut nous rappeler la nuée lumineuse dans le désert qui précédait le peuple hébreu dans tous leurs déplacements. On chante le chant de l'Exultet qui remonte au IVème siècle.

 

Le cierge pascal qui brillera pendant tout le temps pascal (jusqu'à la Pentecôte soit 50 jours) est signe de la présence du Christ. On peut donc se prosterner devant comme devant  un autel (qui est signe de la présence du Christ). On garde plutôt la génuflexion pour le tabernacle qui abrite la présence réelle et substantielle de Jésus.

 

Plus tard, au cours de la célébration, au moment du rituel de l'eau, le cierge sera plongé dans la cuvette qui contient l'eau (bientôt baptismale). C'est le Christ qui plonge dans le Jourdain ( au moment de son baptême) et qui en sanctifie les eaux.

 

"Qu'exulte de joie dans le ciel la multitude des anges !
Chantez, serviteurs de Dieu,
et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi !

Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d'une lumière éclatante,
car il t'a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit !
Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,
et que résonne l'acclamation du peuple des fils de Dieu !…

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange,
Dieu invisible, Père tout puissant,
et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur.
C'est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père,
et qui a détruit en son sang la condamnation de l'ancien péché.

Car voici la fête de la Pâque où l'Agneau véritable est immolé pour nous.
Voici la nuit où tu as tiré de l'Egypte nos pères, les enfants d’Israël,
et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ;
nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ;

nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé victorieux des enfers.
Heureuse faute d'Adam qui nous a valu un tel Rédempteur !
Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l'heure
où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ;
ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine,
la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…
Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,
où s’unissent l’homme et Dieu.

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint,
le sacrifice du soir de cette flamme que l'Eglise t'offre par nos mains ;
permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit
et qu'il joigne sa clarté à celle des étoiles.
Qu'il brûle encore quand se lèvera l'astre du matin,
celui qui ne connaît pas de couchant,
le Christ ressuscité revenu des enfers,
qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.
Garde ton peuple, nous t'en prions, ô notre Père,
dans la joie de ces fêtes pascales.
Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur,
qui par la puissance de l'Esprit s'est relevé d'entre les morts
et qui règne près de toi pour les siècles des siècles.

Amen !"

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:46

C.pngomme chaque année, le pape nous fait part d'un message de Carême pour nourrir notre réflexion et nous ouvrir de nouvelles perspectives... Il est vrai que l'on trouve souvent que le Carême revient vite et qu'il dure bien longtemps. N'oublions pas que ce temps est moins un temps de privation qu'un temps de réjouissances, celui où nous retournons vers notre Père, celui où nous nous rapprochons de Dieu. Ce n'est pas rien, quittons donc nos faces de Carême et parfumons-nous la tête pour reprendre une expression biblique.

 

Que nous dit cette année, ce cher Benoît XVI? Il nous rappelle déjà en introduction ce qu'est réellement le Carême "un

 chemin de purification dans l’esprit, par une prière assidue et une charité active, afin de puiser avec plus d’abondance, dans le Mystère de la Rédemption, la vie nouvelle qui est dans le Christ Seigneur". 

 Les deux axes restent inchangés: la prière et la charité. Tous les efforts entrepris au cours de ces 40 jours n'ont de sens que s'ils nous permettent d'approfondir les deux grands commandements laissés par le Christ: " Tu aimeras ton Dieu de toute ton âme" - cet amour s'exprime essentiellement dans et par la prière et "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"- l'amour charité!

 

     Dans un premier paragraphe, c'est le mystère de la rédemption compris comme vie nouvelle offerte par la Passion et la Résurrection du Christ qui est expliqué. Cette vie nouvelle, cette vie éternelle nous la recevons à notre baptême. Nous n'avons ensuite qu'à puiser tout au cours de notre vie à cette source baptismale comprise comme un véritable don de Dieu. L'évangile de la Samaritaine que nous entendrons lors du troisième dimanche nous le rappellera. Cela peut nous faire réfléchir sur la nature du sacrement. De plus en plus, nous recevons un sacrement comme nous passons un examen. Beaucoup de parents ne veulent pas baptiser leurs enfants lorsqu'ils n'ont que quelques mois pour les laisser "libres", leur laisser le choix... En réalité, il ne s'agit pas de cela, la foi est un don, le baptême comme tout sacrement est un don, un signe extérieur de la grâce intérieure.

"Le baptême n'est donc pas un rite du passé, il est la rencontre avec le Christ qui donne forme à l'existence toute entière du baptisé, lui transmet la vie divine et l'appelle à une conversion sincère mue et soutenue par la Grâce, lui permettant de parvenir à la stature adulte du Christ. Un lien spécifique unit le baptême au Carême en tant que période favorable pour expériementer la grâce qui sauve."

N'oublions pas aussi que les baptêmes d'adultes auront lieu lors des vigiles pascales pour bien montrer qu'avec le Christ nous mourrons lors de notre baptême à notre péché. Nous sommes morts le jour de notre baptême et nous sommes nés à la vie nouvelle avec le Christ. C'est une nouvelle naissance, une naissance d'en haut. Nous pouvons méditer à ce sujet la belle rencontre entre Nicodème et Jésus dans l'évangile selon saint Jean. Le Carême est vraiment l'occasion pour nous de prendre revenir aux sources de notre baptême pour revivifier notre foi et notre vie chrétienne.

 

     Le deuxième paragraphe est l'occasion pour le saint Père de nous rappeler qu'il nous faut davantage revenir à la Parole de Dieu, la lire, la méditer, la prier... Il donne ainsi quelques grandes lignes explicatives pour chaque évangile du Carême: les tentations au désert, la transfiguration, la Samaritaine, la guérison de l'aveugle-né, et enfin la résurreciion de Lazare. Il est vrai que c'est un riche parcours.

Je vous invite à lire avec attention ce paragraphe.

 

    Enfin, dans le troisième paragraphe, Benoît XVI nous invite à nous libérer des "choses matérielles", de notre "égoïsme" en nous plongeant dans le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Se libérer toujours pou rêtre plus "disponibles à Dieu et à notre prochain". Là encore, jeûner, se priver n'a de sens que si c'est pour nous convertir. Nous pouvons sinon continuer à manger du nutella sans vergogne...

Le jeûne, l'aumône et la prière cités dans l'évangile d'hier sont les trois moyens qui nous permettent de nous libérer et d'avancer dans le véritable amour, " de vivre de façon toujours plus radicale l'amour du Christ."  Jeûner, faire l'aumône et prier c'est entrer dans une logique du don, de "dé-possession" et d'abandon.

 

Que devons-nous faire en conclusion? Etre plus attentif et plus à l'écoute de la Parole de Dieu, contempler Jésus sur la Croix, et nous laisser transformer par l'Esprit Saint. Bref, rien d'impossible puisqu'il s'agit essentiellement de reconnaître notre fragilité, notre faiblesse et d'accepter que Dieu nous aide à transformer notre vie.

 

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 19:10

C.pnge mercredi 9 mars nous entrons dans le Carême. Le Carême dure 40 jours et nous prépare à la grande fête de la Résurrection de Jésus: Pâques. Notre année liturgique s'articule autour de deux grands mystères: le mystère de l'Incarnation (Dieu se fait homme) et le mystère de la Rédemption ( Dieu sauve). Pâques est ce qu'on appelle une fête mobile. Sa date, fixée par le Concile de Nicée (en 325,) change chaque année. Elle correspond au premier dimanche qui suit la pleine lune après le 21 mars ( l'équinoxe de printemps à l'origine).

Les 40 jours nous rappellent bien entendu les 40 jours de Jésus dans le désert ainsi que les 40 ans d'errance des hébreux dans le désert.

 

L'évangile qui est lu lors de la messe des cendres est celui de Matthieu 6, en plein coeur du discours sur la Montagne... Lors de ce passage, Jésus invite à l'AUMONE, à la PRIERE et au JEUNE. Toutes ces pratiques sont placées sous le signe du secret: "Ton Père voit ce qui est dans le secret'"Le Carême est donc un temps privilégié de rencontre  avec le Père...

Saint Augustin note que dans ce chapitre, Jésus ne nous dit pas qu'il faut prier mais il nous dit COMMENT faire pour prier... le Christ enseigne en effet à ce moment là la prière du Notre Père (même si la texte liturgique coupe ce passage), de même il nous enseigne comment faire l'aumône: " Que ta main gauche  ignore ce que donne ta main droite."

 

Comment faut-il prier?

En nous retirant dans notre chambre. Cela veut-il dire que nous devons déserter les églises? non, il s'agit d'une attitude. La chambre, ou encore la cellule dans certaines traductions, désigne le coeur. Il nous faut trouver Dieu en nous-même ou comme l'écrit Saint Jean Chrysostome "tourner notre âme uniquement vers le Seigneur". Nous devons essayer dans le silence de nous retirer en nous-mêmes et de fermer cette fameuse "porte". Saint Augustin pense qu'il s'agit " des sens, et au-dehors sont toutes les choses temporelles entrant par eux dans nos pensées, enveloppant ceux qui prient de la foule bruyante des vains fantômes. (...) Il nous faut donc fermer la porte, c'est-à-dire résister aux sens, afin que la prière de notre esprit aille au Père, ce qui est lorsqu'elle part du fond du coeur; c'est alors qu'on prie le Père du fond de l'ame (...)"

Interrogeons-nous sur notre intention profonde lorsque nous allons prier: est-ce pour être vu (Saint Augustin dira: "ce n'est pas d'être vu des hommes qui est mal, mais c'est d'agir pour être vu des hommes.."), est-ce par habitude d'aller à la messe le dimanche, est-ce pour se plaindre, demander, louer, remercier, aimer Dieu...?

"Ton Père voit ce qui est dans le secret.".. Ce qui est critiqué, c'est toujours la même chose, c'est l'orgueil ou la vaine gloire. Le meilleur moyen de les combattre? La première des vertus, celle que Matthieu citait dans ces béatitudes quelques versets plus haut: l'humilité! Nous en revenons toujours au même point, l'homme ne peut progresser en humanité, l'homme ne peut progresser dans sa vie, l'homme ne peut progresser dans sa foi ou sur le chemin du Carême qu'en commençant par être humble.

La prière, l'aumône et le jeûne enseignés ici par Jésus ne sont pas la description d'un parcours du combattant mais plutôt un appel à l'humilité. L'homme doit se tenir en vérité devant son Dieu, Lui qui sonde les coeurs et les reins...

 

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