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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:39

L.pnge saint père nous propose aujourd'hui une figure peu connue pour ne pas dire totalement inconnue... Sainte Julienne de Liège ou encore Sainte Julienne de Cornillon.

Benoît XVI nous rappelle en introduction que nous lui devons surtout l'institution de la grande fête liturgique Corpus Domini c'est-à-dire la "Fête Dieu", la fête du "corps du Seigneur". Le pape Urbain IV, ancien confesseur de notre petite soeur du jour, proclame son instauration par la bulle: "Transiturus de hoc mundo" le 11 août 1264. Il confia la rédaction des textes liturgiques au dominicain Thomas d'Aquin.

 

Cette fête de l'Eucharistie a déjà été mise en place en Belgique par l'évêque Robert de Thourrote à la suite d'un synode en 1246. Sainte Julienne avait en effet raconté, après plusieurs années de silence, des visions au cours desquelles le Seigneur lui signifiait la nécessité d'instaurer une fête en l'honneur de son corps et de son sang, en l'honneur de l'eucharistie:

" A l'âge de 16 ans, elle eut une première vision, qui se répéta qui se répéta ensuite plusieurs fois dans ses adorations eucharistiques. La vision présentait la lune dans toute sa splendeur, dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui fait comprendre la signification de ce qui lui était apparu.La lune symbolisait la vie de l'Eglise sur terre, la ligne opaque en revanche représentait l'absence d'une fête liturgique, pour laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace: c'est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l'Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus, et réparer les offenses au Très Saint Sacrement."

 

 

Avant d'en parler aux autorités ecclésiastiques, elle confia ses visions à deux adoratrices du saint sacrement, la bienheureuse Eve et Isabelle pour avoir des conseils.

"Ce qui arriva à Julienne de Cornillon se répète fréquemment dans la vie des saints: pour avoir la confirmation que l'inspiration vient de Dieu, il faut toujours se plonger dans la prière, savoir attendre avec patience, chercher l'amitié et la confrontation avec d'autres bonnes âmes, et tout soumettre au jugement des pasteurs de l'Eglise."

 

Ce ne fut pas pour autant évident pour Saint Julienne qui connue une forte opposition au point qu'elle quitta le monastère dont elle avait été la prieure pour aller de monastère en monastère cistercien avec quelques compagnes. Elle diffusait ainsi avec ferveur et humilité le culte de l'Eucharistie.

Sa tenacité, sa foi finirent par porter du fruit puisque le pape Urbain IV institua la fête du corps et du sang du Christ: "Bien que l'eucharistie soit chaque jour solennellement célébrée, nous considérons juste que, au moins une fois par an, l'on en honore la mémoire de manière plus solennelle. En effet, les autres choses dont nous faisons mémoire, nous les saisissons avec l'esprit et l'intelligence, mais nous n'en obtenons pas pour autant leur présence réelle. En revanche, dans cette commémoration sacramentelle du Christ, bien que sous une autre forme, Jésus est présent avec nous dans sa propre substance. En effet, alors qu'il allait monter au ciel, Il dit: " Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde""

Quelle belle description du mystère de l'Eucharistie que les théologiens appellent parfois le mystère de la transubstantiation... Saisir que dans l'eucharistie, le Christ est présent réellement, sacramentellement et substantiellement... Vous pouvez relire l'article n°282 du Catéchisme de l'Eglise Catholique.

Le pape profite justement de cette catéchèse pour parler de "printemps eucharistique" dans l'Eglise. En effet, partout dans le monde, on découvre les grâces et les fruits de la pratique de l'adoration eucharistique. Beaucoup de chapelles de l'adoration perpétuelle voient le jour partout en France. A Dijon, par exemple, vous pouvez venir adorer Jésus 24 heures sur 24, rue Dubois.

Le pape évoque pour terminer la question de la pratique dominicale. Peut-on, en effet, être croyant mais pas pratiquant comme l'affirment beaucoup de nos contemporains?

En réalité, dans notre religion, cela n'a vraiment pas beaucoup de sens... Notre foi repose sur la rencontre personnelle avec le Christ, sur l'affirmation de l'amour infini et miséricordieux de Dieu pour nous... comment alors nourrir, faire grandir cette relation d'amour hors de la prière et de la pratique liturgique et sacramentelle... Impossible. Comme tout amour vrai, l'amour de Dieu est exigent: " La fidélité avec le Christ eucharistique dans la messe dominicale est essentielle pour le chemin de foi, mais essayons aussi d'aller rendre visite au Seigneur présent dans le Tabernacle! En regardant dans l'adoration l'Hostie consacrée, nous rencontrerons le don de l'amour de Dieu, nous rencontrerons la Passion et la Croix de Jésus, ainsi que sa Résurrection. C'est précisément à travers notre regard d'adoration que le Seigneur nous attire à Lui dans son mystère, pour nous transformer comme Il transforme le pain et le vin.Les saints ont toujours trouvé force, joie et consolation dans la rencontre eucharistique."

 

Bref, le Seigneur nous appelle et nous invite comme le jeune Samuel et il est fort impoli de ne pas répondre aux invitations lancées... Allons le rejoindre près du tabernacle, Il nous attend patiemment.

 

SaintJeanBaptiste.png

 


 


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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:52

L.png e calendrier liturgique du mois d'octobre est riche en fêtes et mémoires: Ste Thérèse, Notre-Dame du Rosaire, Saint François d'Assise, saint Bruno et j'en passe. Aujourd'hui, une grande fête: les saints anges gardiens que l'on peut rapprocher de la fête des saints archanges ( saint Michel, saint Raphaël et saint Gabriel) célébrés le 29 septembre.

Pourquoi aborder la question délicate des « anges »? Déjà parce qu'on entend un peut tout sur ces créatures spirituelles... que les catholiques pratiquants évitent d'en parler alors que bon nombre de personnes croient en leur présence alors qu'ils n'appartiennent à aucune religion... qu'on les décrit un peu n'importe comment, que l'on pense parfois que l'on deviendra « un ange » à sa mort... bref, ce n'est souvent que confusion.

Or l'existence des anges est une vérité de la foi catholique. Nous l'affirmons dans notre credo: « je crois en Dieu le Père, créateur du ciel et de la terre (…), de l'univers visible et invisible... »

Référons-nous tout d'abord au Catéchisme de l'Eglise Catholique aux articles n°228 à 236:

 « S. Augustin dit à leur sujet : " ‘Ange’ désigne la fonction, non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? – Esprit. Tu demandes la fonction ? – Ange ; d’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange " (Psal. 103, 1, 15). De tout leur être, les anges sont serviteurs et messagers de Dieu. Parce qu’ils contemplent " constamment la face de mon Père qui est aux cieux " (Mt 18, 10), ils sont " les ouvriers de sa parole, attentifs au son de sa parole " (Ps 103, 20). » et « En tant que créatures purement spirituelles, ils ont intelligence et volonté : ils sont des créatures personnelles (cf. Pie XII : DS 3801) et immortelles (cf. Lc 20, 36). Ils dépassent en perfection toutes les créatures visibles. L’éclat de leur gloire en témoigne (cf. Dn 10, 9-12). »

Nous voici déjà renseigné sur ce qu'est un « ange », du grec « angelos » qui signifie « messager ». L'ange est un « esprit » ou encore « une créature spirituelle ». Les pères de l'Eglise insisteront beaucoup sur le discernement des esprits: les bons et les mauvais esprits. En tant que « créature », ils ne sont pas des « dieux » et restent soumis à la volonté de Dieu. Cela est très important lorsque l'on aborde la question parallèle des démons. En effet, certains ont tenté de faire des démons, des êtres « égaux » voire « supérieurs » à Dieu, capables par conséquent de triompher de Lui.

En tant que créatures spirituelles, ils contemplent, à notre différence, directement Dieu. Ils louent Dieu toute la journée. C'est pour cette raison que l'on parlera aussi de « choeur » d'anges. La tradition et le folklore dénombre 9 choeurs : les séraphins, les chérubins, les principautés, les puissances, les Trônes, les archanges, les dominations, les vertus, les anges... Ils apparaissent ainsi à la Nativité chantant la Gloire de Dieu. Ils participent déjà à la liturgie céleste. Ils sont aussi « immortels » et possèdent comme l'être humain: intelligence, volonté et liberté. Si l'homme a toute une vie terrestre pour se préparer à la vision béatifique, et choisira (ou non) Dieu, le choix de l'ange se fait à sa création même dans la mesure où il contemple directement et constamment Dieu.

Si l'ange est une créature douée de perfection , l'homme a par ailleurs un statut tout particulier en dignité dans la mesure même où le Christ, le Fils de Dieu, le Verbe Eternel, a choisi de s'incarner et de revêtir la condition d'homme... L'homme, créature visible, mortelle, finie et imparfaite est ainsi élevée plus qu'aucune autre créature.

Les anges ont aussi, comme le précise le CEC, une fonction, celle de « messagers ». On connaît bien entendu saint Gabriel pour son fameux message à Marie lors de l'Annonciation. La tradition musulmane reprend cette fonction de messager puisque c'est aussi l'ange Gabriel qui apportera le Coran au prophète Mohammed. On les voit apparaître tout au long de l'histoire du salut: «  Ils sont là, dès la création (cf. Jb 38, 7, où les anges sont appelés " fils de Dieu " et tout au long de l’histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation : ils ferment le paradis terrestre (cf. Gn 3, 24), protègent Lot (cf. Gn 19), sauvent Agar et son enfant (cf. Gn 21, 17), arrêtent la main d’Abraham (cf. Gn 22, 11), la loi est communiquée par leur ministère (cf. Ac 7, 53), ils conduisent le Peuple de Dieu (cf. Ex 23, 20-23), ils annoncent naissances (cf. Jg 13) et vocations (cf. Jg 6, 11-24 ; Is 6, 6), ils assistent les prophètes (cf. 1 R 19, 5), pour ne citer que quelques exemples. Enfin, c’est l’ange Gabriel qui annonce la naissance du Précurseur et celle de Jésus lui-même (cf. Lc 1, 11. 26). »

Le Christ apparaît comme le centre «  de ce monde angélique ». Ils sont là présents, à plusieurs reprises, durant sa vie terrestre: à sa naissance, au désert, au moment de son agonie, à sa résurrection... Enfin, l'Eglise (article n°334 à 336), s'unit aux anges dans la liturgie. Dans l'acte liturgique, nous adorons Dieu, un et trine, en même temps que les créatures célestes.

 

Aujourd'hui, nous fêtons les « anges gardiens ». Que dit l'Eglise à ce sujet? «  Du début (de l’existence) (cf. Mt 18, 10) au trépas (cf. Lc 16, 22), la vie humaine est entourée de leur garde (cf. Ps 34, 8 ; 91, 10-13) et de leur intercession (cf. Jb 33, 23-24 ; Za 1, 12 ; Tb 12, 12). " Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie " (S. Basile, Eun. 3, 1 : PG 29, 656B). Dès ici-bas, la vie chrétienne participe, dans la foi, à la société bienheureuse des anges et des hommes, unis en Dieu. » C'est ce que reprend l'oraison du jour: « Seigneur, dans ta mystérieuse providence, tu envoies les anges pour nous garder ; daigne répondre à nos prières en nous assurant le bienfait de leur protection et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours. »

 

Pour terminer, un texte de saint Bernard commentant le Psaume 90:

 "Il donne mission à ses anges de le garder sur tous tes chemins. Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes. Qu'ils confessent et disent parmi les nations les merveilles que le Seigneur fit pour eux! Seigneur, qu'est-ce que l'homme, que tu te sois fait connaître à lui, que tu lui ouvres ton coeur? Tu lui ouvres ton coeur, tu le traites avec sollicitude, tu prends soin de lui. Pour finir, tu lui destines ton Fils unique, tu envoies en lui ton Esprit, et même tu lui promets de voir ton visage. Mais, pour qu'aucun être du ciel ne reste hors de cette sollicitude pour nous, tu envoies ces esprits bienheureux pour qu'ils remplissent un service à notre égard, tu les charges de veiller sur nous, tu leur commandes de se faire nos pédagogues.

Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Quel n'est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu'elle doit faire naître, la confiance qu'elle doit inspirer! Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, la confiance à cause de leur vigilance.~ Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir. ~ Et même si c'est Dieu qui leur en a donné l'ordre, on ne peut pour autant manquer de reconnaissance à leur égard, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide.

 Soyons donc pleins de respect et de reconnaissance pour une telle vigilance de leur part ; aimons-les en retour et honorons-les autant que nous le pouvons, autant que nous le devons. Mais c'est à Dieu qu'il nous faut rapporter la totalité de notre amour et de notre honneur, à Dieu de qui les anges, aussi bien que nous, reçoivent toute la capacité de l'honorer et de l'aimer, non moins que la possibilité de se rendre dignes de son amour et de son honneur. ~ Aussi est-ce en Dieu, mes frères, qu'avec affection il nous faut aimer ses anges, dans la conscience qu'ils seront un jour nos cohéritiers, et que d'ici là le Père dispose et ordonne qu'ils soient pour nous des intendants et des éducateurs. Car dès maintenant nous sommes fils de Dieu, bien que cela ne soit pas encore évident, puisque nous sommes encore des enfants soumis à des intendants et à des éducateurs, et qui semblent pour le moment ne différer en rien des esclaves.

Pourtant, si petits que nous soyons, et si longue - et pas seulement longue mais dangereuse - que soit la route qui nous reste à parcourir, qu'aurions-nous à craindre sous une si bonne garde? On ne peut ni les vaincre ni les égarer, et moins encore redouter qu'ils ne nous égarent, eux qui nous gardent sur tous nos chemins. Ils sont fidèles, ils sont sages, ils sont puissants: qu'aurions-nous à craindre? Suivons-les seulement, attachons-nous à eux, et demeurons sous la sauvegarde du Dieu du ciel. »

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 13:05

E.png n ce premier octobre, nous faisons mémoire de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte Face plus souvent appelée « la petite Thérèse ». Cette petite carmélite a profondément marquée la spiritualité chrétienne du XXème siècle et Lisieux est devenu un haut lieu de pèlerinage ces dernières années.

A première vue, sainte Thérèse que nous connaissons à travers son autobiographie, Histoire d'une âme, ses Lettres ou encore ses Poésies peut paraître bien mièvre et cependant cette petite sainte entrée au Carmel à l'âge de 15 ans fut proclamée docteur de l'Eglise par Jean Paul II. Qu'est-ce qu'un « docteur de l'Eglise »? Ce titre est donné à un théologien dont le savoir, les écrits sont des exemples en matière de doctrine. On peut s'appuyer avec confiance sur leur pensée. A l'impact et l'importance de leur oeuvre doit se joindre la sainteté. Il existe à ce jour 33 docteurs de l'Eglise ( Saint Augustin, Saint Thomas, Saint Grégoire de Nazianze, Saint François de Sales, Saint Ambroise, Saint Bonaventure ...) dont trois femmes: la grande Sainte Thérèse d'Avila, Sainte Catherine de Sienne et la petite Thérèse.

Quelle est la doctrine mit en avant Thérèse? De la spiritualité « du grain de sable » à son entrée en Carmel jusqu'à « la nuit de la foi » qui a marquée les dernières années de sa courte vie, Thérèse nous propose une doctrine de la petite voie: voie de l'enfance, voie de la pauvreté, voie de l'abandon et de l'amour. Cela peut nous paraître aujourd'hui superflu mais à l'époque de Thérèse, encore marquée par le jansénisme, réaffirmer que Dieu n'est qu'Amour et miséricorde cela n'est pas évident. Que faut-il retenir? Dieu, qui n'est qu'Amour et Miséricorde, a soif de donner son pardon. Le péché n'est jamais plus grand que Son pardon.L'âme reçoit exactement ce qu'elle attend, comprend de Dieu. La justice est totalement assumée dans l'Amour. Il faut donc apprendre à abandonner sa vie à l'Amour de Dieu pour devenir « une louange de Dieu ». Pour cela, Thérèse va proposer une nouvelle voie, celle de l'enfance.

Il s'agit comme l'enfant de se jeter dans les bras de son Père et de se laisser porter par Dieu. Il ne s'agit pas de s'infantiliser ou de nostalgie de l'enfance perdue comme c'est bien à la mode aujourd'hui. Ils 'agit d'une attitude fondamentale: celle de la confiance et de l'abandon. Il faut aussi faire attention à une deuxième dérive, celle du quiétisme en quelque sorte. L'abandon à la Providence n'est pas abandon de sa volonté propre, bien au contraire. L'enfant décide en toute liberté et conscience de courir vers sa père. Sa volonté est en action... Faire un pas en quelque sorte pour que Dieu fasse les cent suivants...

Ce chemin de l'enfance est un chemin de charité et de sainteté. C'est aimer toujours et dans toutes les petites choses. C'est aimer dans les oeuvres minuscules pour avancer dans la charité, dans la sainteté et surtout dans la joie. Il faut pour Thérèse tout faire par amour en s'appuyant sur Dieu dans la prière et en se nourrissant de sa Parole. La petite voie de Thérèse est donc accessible à tous, quelque soit notre état de vie. Comme est le chemin de pauvreté, elle est profondément réelle. Elle nous permet de regarder nos faiblesses en toute vérité et de ne pas se laisser submerger par elles en les plaçant en Dieu dans la confiance.





 



Pour terminer quelques extraits de textes bien connus:

«Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants.

Au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, (…) et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! » (Is.66,13.12) Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. »

 

« Je me sens la vocation de GUERRIER, de PRETRE, D’APÔTRE, de DOCTEUR, de MARTYR ; enfin, je sens le besoin, le désir d’accomplir pour toi Jésus, toutes les œuvres les plus héroïques… Je sens en mon âme le courage d’un Croisé, d’un Zouave Pontifical, je voudrais mourir sur un champ de bataille pour la défense de l’Eglise…O Jésus ! mon amour, ma vie… comment allier ces contrastes ? Comment réaliser les désirs de ma pauvre petite âme ?…Ah ! malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs, j’ai la vocation d’être Apôtre… je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom.. et je voudrais en même temps annoncer l’Evangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées… Je voudrais être missionnaire... je compris que si l’Eglise avait un corps, composé de différents membres (1Co 13,1-3), le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était BRULANT d’AMOUR. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Eglise, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’AMOUR RENFERMAIT TOUTES LES VOCATIONS, QUE L’AMOUR ETAIT TOUT, QU’IL EMBRASSAIT TOUS LES TEMPS ET TOUS LES LIEUX … EN UN MOT, QU’IL EST ETERNEL !…Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, MA VOCATION, C’EST L’AMOUR !… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’AMOUR… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !… »



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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 23:23

S.pngi le mois de mai est pour certain le mois où il faut "faire ce qu'il nous plait" ou le mois où l'on s'offre du muguet. Il est pour les chrétiens, le mois où l'on se tourne vers Marie.

Rien d'étonnant, dans la piété populaire beaucoup de mois sont dédiés  à tel ou tel saint. Par exemple, le mois de mars sera dédié à Saint Joseph ou le mois de juin au Sacré Coeur de Jésus. Cette tradition remonte au XVIIIème siècle même si on trouve déjà des traces de dévotions mariales au cours du mois de mai bien avant. On sait par exemple que Saint Philippe Néri, que nous fêterons à la fin du mois, invitait les enfants à se tourner vers Marie, en déposant à ses pieds les fleurs du printemps.

Ainsi comme l'écrivait Jean Paul II : "Le temps de l'Année liturgique et ce mois de mai nous invitent à ouvrir nos cœurs à Marie d'une façon toute spéciale." Et en effet, dans beaucoup de paroisses on se retrouve encore pour prier ensemble Marie par un chant ou avec la prière du chapelet.

 

Nous pouvons ainsi prendre l'habitude pendant ce mois de prier Marie avec la prière du "Je vous salue Marie" ou du "rosaire". Jean Paul II nous rappelait qu'avec Marie nous contemplons le Christ. Si le Christ  nous mène vers le Père, Marie nous conduit sans cesse vers son Fils. Elle est "porte du ciel". C'est pour cela que l'on trouve aussi des "rosaces" sur les portes ouest de nos cathédrales.

« Le Christ est le Maître par excellence, le révélateur et la révélation. Il ne s'agit pas seulement d'apprendre ce qu'il nous a enseigné, mais “d'apprendre à le connaître Lui”. Et quel maître, en ce domaine, serait plus expert que Marie? S'il est vrai que, du point de vue divin, l'Esprit est le Maître intérieur qui nous conduit à la vérité tout entière sur le Christ (cf Jn 14, 26; 15, 26; 16, 13), parmi les êtres humains, personne mieux qu'elle ne connaît le Christ; nul autre que sa Mère ne peut nous faire entrer dans une profonde connaissance de son mystère. » ( lettre apostolique «  Rosarium Mariae » de Jean Paul II.)

Marie est celle qui accueille, accompagne, console, guide, aime, prie, « garde cela dans son cœur », contemple… Elle est pour nous un modèle de contemplation, d’amour, de confiance, d’abandon à Dieu. Elle nous montre son fils. Elle nous aide à mieux connaître Jésus, à contempler sa vie et donc à entrer davantage dans le mystère de sa vie, dans le mystère trinitaire : « Marie vit en gardant les yeux fixés sur le Christ, et chacune de ses paroles devient pour elle un trésor: « Elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur »

Pourquoi le chapelet? Et bien parce qu'il "concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l'œuvre de l'Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l'expérience de la profondeur de son amour."

 

Je vous laisse pour terminer une belle prière à Marie composée par Saint Bernard au XIIIème siècle. La prière du memorare:

 

Souvenez-vous
ô très misécordieuse Vierge Marie,
qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours
à votre protection,
imploré votre assistance
ou réclamé vos suffrages,
ait été abandonné.
Animé de cette confiance,
ô Vierge des vierges, ô ma mère,
je viens vers vous,
et gémissant sous le poids
de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné,
ne méprisez pas mes prières,
mais écoutez-les favorablement
et daignez les exaucer.

Amen
.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 22:58

U.pngn thème très courant chez Saint Jean, Jésus, la lumière qui chasse les ténèbres. Regardons de plus près les quelques versets qui nous sont proposés dans l'Evangile du jour: "Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres." (Jn 12)

Ces paroles font écho au verset 12 du chapitre 8 où Jésus affirmait être la "lumière du monde" et comme l'écrit Saint Augustin dans son commentaire de l'évangile de saint Jean: "Aimons cette divine lumière, désirons la comprendre, ayons soif de cette lumière afin que nous puissions sous sa conduite arriver un jour jusqu'à elle et que nous vivions en elle de manière à ne jamais mourir."

Suivre le Christ, c'est suivre la voie vers la vie éternelle. Il est le chemin qui nous mène au Père et c'est pour cela que tout notre agir doit se conformer à celui du Christ. C'est l'imitation de Jésus Christ. Il nous faut mettre en pratique concrètement ses paroles et ses enseignements et vivre de son Evangile.

"Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;et je sais que son commandement est vie éternelle
" (Jn 12).

On retrouve un des motifs de l'Incarnation ( le Verbe qui se fait chair). Jésus se fait homme pour nous conduire vers Dieu-le Père ainsi qu'un élément de notre credo: " Il est Dieu, né de Dieu; lumière, né de la lumière".

Ainsi " C'est donc la lumière éternelle, cette lumière de la sagesse qui, sous le voile de la chair dit aux hommes: " je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie" (Jean 8,12)" (Saint Augustin).

Le Christ est donc, pour reprendre une image bateau, le phare dans la nuit. Même si on ne sait pas trop où l'on va, si l on s'attache au Christ, on peut être certain de marcher vers la Lumière. La promesse est au futur... mais se mettre à la suite du Christ commence dès à présent.

 

Ne pas demeurer dans les ténèbres. Il n'est pas rare en effet que Jésus guérisse des aveugles. On peut penser à Bartimée dont on a déjà parlé ou encore cet aveugle sur lequel il pose de la boue fabriquée avec sa salive et qui va se laver à la piscine de Siloë. Qu'est-ce qui peut nous éclairer, nous aveugles? Et bien le "collyre de la foi" comme l'écrit l'évêque d'Hippone. Nous sommes tous comme cet homme des aveugles-nés qui avons besoin que le Seigneur nous éclaire. En sachant que nous ne goûterons à la vérité que dans ce face à face de la vision béatifique où nos yeux seront totalement ouverts!

Saint Augustin n'hésite pas à citer d'autres textes comme celui de saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens ( 1Co 13, 12) ou dans la première lettre de Saint Jean ( 1 Jn 3,2): " nous sommes maintenant les enfants de Dieu, mais ce que nous serons un jour ne paraît pas encore. Nous savons que quand il viendra dans sa gloire, nou seront semblables à lui, par ce que nous le verrons tel qu'il est."

Cette marche dans la nuit est longue.. Les ténèbres ont reculé depuis l'Annonciation. De la nuit de Noël au matin de Pâques en passant par la reconnaissance de Jésus comme lumière des nations le 2 février.. mais la lumière ne sera pleine et entière qu'au matin de la Parousie, à la fin des temps: " Qu'est ce à dire que ce matin? Lorsque la nuit de ce siècle sera écoulée, lorsque les terreurs des tentations seront passées, lorsque le lion qui tourne autour de nous la nuit en rugissantn cherchant quelqu'un qu'il puisse dévorer, sera vaincu. " (Saint Augustin)

 

 

 

 

SaintJeanBaptiste.png

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 23:31

C.pnge dimanche, nous prions tout spécialement pour les vocations! Tous, nous avons  une unique vocation, celle de devenir des saints... il est important de le rappeler! Mais, certains sont appelés à une vocation plus particulière dans la vie religieuse ou sacerdotale. C'est de cela dont il s'agit aujourd'hui: prions pour avoir des religieux, des religieuses, des moines, des moniales et enfin des prêtres. Prions aussi pour que tout ce petit monde soit des de saints religieux, de saints moines et de saints prêtres!

 

Beaucoup de manifestations sont prévues dans les paroisses d'autant plus que nous sommes dans l'année sacerdotale. Vous pouvez trouver sur le site du service national des vocations beaucoup d'idées pour animer  une veillée de prière, une rencontre avec des jeunes... N'hésitez pas à télécharger les docs ou à puiser des idées, c'est fait pour ça!

 

Nous avons besoin de prêtres, c'est une évidence. Grâce au prêtre, entre autres, nous pouvons recevoir les sacrements. Les sacrements, au nombre de sept et institués par le Christ, nous communiquent la grâce et la vie de Dieu. Par les sacrements nous nous sanctifions... Et même, comme l'écrit si justement St Thomas d'Aquin, " la Passion du Christ est cause pleinenement efficace du salut", cela ne veut pas dire que nous n'avons pas besoin des sacrements. En effet, " La grâce est cause pleinement efficace du salut. Mais Dieu donne la grâce aux hommes selon le mode adapté à leur nature. c'est pourquoi les sacrements sont nécessaires à l'obtention du salut." ( Somme Théolgogique, q.61)

C'est ce qui faisait dire au bon curé d'Ars, Saint Jean Marie Vianney: " Oh! que le prêtre est quelque chose de grand!". Par son intermédiaire, Dieu nous donne son pardon dans le sacrement de réconciliation, c'est lui qui nous permet de recevoir le Christ dans l'Eucharistie...

Bref, « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux don de la miséricorde divine. »

 

Que pouvons-nous faire concrètement? Avant tout, prier pour avoir des prêtres et prier pour nos prêtres.

Sachez que dans tous les diocèses (pratiquement), il existe des "monastères invisibles". De quoi s'agit-il? Vous vous enagez à prier chez vous ( ou au travail, dans votre voiture...) pour les vocations consacrées. En général, on reçoit une petite lettre, textes, prières... Ce ne sont pas des choses très compliquées, je vous rassure tout de suite, à Strasbourg par exemple, il s'agit de prier l'angélus de midi pour les consacrés...

Ceux qui ont des enfants, il existe les Missions Thérésiennes. Une revue selon les âges, une prière à Notre-Dame du sacerdoce là aussi adaptée aux âges et la possibilité pour les enfants d'être "parrain" d'un séminariste... en s'engageant à prier pour lui. Une très belle oeuvre de prière!

Je vous laisse pour terminer une petite prière:

 

Seigneur,
Tu offres à chacun ton alliance,
Et tu invites la multitude des baptisés
A être les témoins de Ton amour.
Rends-nous sensibles à ta présence,
Et disponibles à tes appels.

Seigneur,
Depuis les apôtres
Tu appelles à ta suite des serviteurs
Qui annoncent ton Évangile,
Qui célèbrent l'Eucharistie
Qui manifestent ta miséricorde.

Seigneur,
Ton peuple tout entier
Te rend grâce
Pour les prêtres que tu lui donnes.
Que des jeunes découvrent
Dans nos communautés
La joie de te servir.
Qu'ils reçoivent la force
De répondre à Ton appel.
Amen.

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 21:46

A.pngchevons notre chapitre 7 du livre de l'Apocalypse. Il est important de bien saisir la cohérence de l'ensemble: de l'ouverture du premier sceau jusqu'à l'ouverture du 7ème au début du chapitre 8. Ce livre des sept sceaux désigne les Ecritures (Ancien et Nouveau Testament) que Dieu offre à l'humanité et que seul l'Agneau c'est-à-dire le Christ peut ouvrir car Lui qui est vrai homme et vrai Dieu est la seule "clé" pour comprendre l'ensemble des Ecritures. La semaine passée la liturgie nous a proposé le texte des disciples d'Emmaüs. Ceux-ci n'ont pas reconnu le Christ, il a fallu que tout au long du chemin, le Christ ressuscité leur explique ces Ecritures pour qu'enfin au moment du repas (de la fraction du pain plus exactement) "leurs yeux s'ouvrent" . C'est le cheminement de chaque célébration eucharistique (= messe) où nous commençons d'abord par entendre la Parole de Dieu et son commentaire par le prêtre puis nous approchons de l'autel pour recevoir le corps du Christ. C'est Victorin de Poetivio qui rappelait sans cesse que le Christ était cette clé pour saisir , avec le secours du Saint Esprit, le sens véritable de l'Ecriture. Le livre des sceaux n'est pas lu dans l'Apocalypse si vous faites bien attention car le livre a été révélé dans son contenu par la mort et la résurrection du Christ. Les sceaux retracent quelque part -pour  notre évêque de Pannomie- l'histoire de l'Eglise. Le premier sceau c'est la prédication sur la terre, du deuxième au quatrième sceau ce sont toutes les tribulations de l'Eglise, le cinquième sceau c'est l'attente de la Parousie ( = retour définitif du Christ à la fin des temps que les chrétiens attendent) pour ceux qui sont déjà morts, le sixième sceau c'est l'achèvement de la conversion du monde et enfin l'ouverture du septième sceau c'est l'inauguration du Royaume du Christ.

 

Mais nous ne sommes pas encore arrivés là. Tous les chrétiens baptisés, marqués du sceau de Dieu, sont réunis autour du Trône de l'Agneau et agitent des palmes.

Nous nous situons encore une fois dans la liturgie céleste qui rappelle la liturgie terrestre. Ici, le texte fait référence à la fête des Tentes (ou encore fête des tabernacles ou enfin "soukkhot") juive. Chaque année, les juifs se rappellent la sortie d'Egypte et surtout lors de cette fête, le temps où ils ont vécu- pendant 40 ans- dans le désert sous des tentes avant d'entrer en terre promise. Pendant cette fête, ils vivent sous des cabanes/tentes qu'ils construisent en général sur les balcons ou dans les jardins. Dans l'Antiquité, tant que le Temple existait ( le dernier temple qui avait été agrandi et embelli par le roi Hérode a été détruit totalement par les romains en 70 après JC, il ne reste que le mur ouest de l'enceinte générale que l'on appelle le "mur des lamentations"), le peuple entrait dans la cour du Temple en agitant des palmes et en chantant. Vous trouverez les prescriptions pour cette fête dans le livre du Lévitique ( 23, 33 et suivants). Le peuple chante entre autres le Psaume 118, au verset 25, il proclame " De grâce Yavhé, donne le salut!" ( on traduit ici le mot hébreu,bien connu des chrétiens,  "Hosanna!) qui trouve justement une réponse au verset 10 de notre chapitre. Le salut est là présent par Dieu qui siège sur le trône et par l'Agneau. La liturgie céleste nous rappelle encore  une fois que le salut est accompli dans le Christ et cela pour toutes les nations. Dieu a libéré le peuple d'Israël d'Egypte et ils ont séjourné sous des tentes, à présent le Christ a libéré par sa mort et sa résurrection l'humanité toute entière, la victoire est donnée à tous ceux qui ont reconnu le Christ!

Si les hébreux ont vécu sous la tente, là encore on note un changement. A présent, "Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente" ( verset 15). Les élus sont invités à vivre en présence de Dieu! Dans le désert ( et cela jusqu'à la construction du premier temple), la présence de Dieu était signifiée par la Tente de la Rencontre ( nommée aussi "Tabernacle") où avait été déposée les tables de la loi reçues par Moïse sur le Sinaï. C'est la présence constante de Dieu qui conduit les hommes.

Saint Augustin commente tout ce passage. Il parle des "robes blanches" comme la marque du don du Saint-Esprit et explique que les anges représentent encore une fois l'Eglise, enfin "les vieillards qui prennent la parole indique l'office des prêtres qui est d'enseigner à l'Eglise, c'est-à-dire au peuple qui est dans l'Eglise quelle est la récompense réservée aux travaux des saints." En effet cette robe lavée dans le sang n'est pas seulement celle des martyrs mais de tous les baptisés car il relève que le texte précise "lavée dans le sang de l'Agneau" c'est-à-dire " dans la grâce de Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur (...)". Enfin, il arrive aux versets 15 et 16 où la tente de Dieu est évoquée. Voilà comment il interprète ces versets: "Dans la vie présente, l'Eglise voit s'accomplir toutes ces choses, lorsque par la rémission des péchés nous ressuscitons à une vie nouvelle, et que dépouillés de la triste vie passée et des oeuvres du vieil homme, nous revêtons le Christ dans le baptême, et nous sommes remplis de la joie de l'Esprit Saint."

 

Le septième sceau s'ouvre et alors que l'on pourrait s'attendre à un déchaînement de phénomènes surnaturels et violents, le texte précise qu'il "se fit un silence dans le ciel, d'environ une demi heure..." Etonnante précision... Il s'agit bien entendu du silence qui précède toujours la venue de Dieu. On retrouve cela dans les récits prophétiques essentiellement. Pour Saint Augustin, ce silence figure le commencement de la vie éternelle. Pour Victorin, notre autre commentateur du moment, c'est le début du repos éternel. Il est interrompu donc ce n'est qu'une sorte de préfiguration. Dans tous les cas, c'est très intéressant de noter, qu'à cette heure dramatique, une place de choix est donnée au silence et- comme nous le verrons dans les versets qui suivent -à la prière ou si je puis-dire à l'oraison. On prie Dieu dans le silence, on lui rend un culte et par conséquent on accepte qu'Il soit notre juge...

Que se passe t'il en effet après ce silence? Sept anges apparaissent (on ne les nomme pas... contrairement à la tradition juive mais saint Jean ne prend pas de risque, l'homme doit adorer seulement Dieu et la tentation de vénérer les anges peut exister) à qui on remet 7 trompettes. Le son de la trompette- instrument qui ouvre les grands évènements, qui salue Dieu, c'est l'instrument de la prédication pour St Augustin- jaillira dans les chapitres suivants. Nous assistons ici à un enchaînement de séries de "sept": sept sceaux, sept anges avec sept trompettes puis sept coupes...

Vient alors, un huitième ange qui à l'aide d'une pelle en or se place près d'un autel et offre les prières des fidèles à Dieu. Là encore, c'est un rappel de la liturgie terrestre. Dans le Temple de Jérusalem, on distinguait plusieurs autels: l'autel des holocaustes et l'autel des parfums. Le premier se situait dans la cour des prêtres et le second dans le "Saint". Le prêtre prélevait des braises à l'aide d'une pelle en or sur l'aulel des sacrifices pour brûler les parfums sur le second (le prêtre brûlait onze parfums dont un qui sentait mauvais... l'encens qui brûle symbolise la prière qui monte vers Dieu, même la prière de l'homme mauvais touche le coeur de Dieu!). C'est sur l'identité de ce huitième ange que la tradition s'est aussi ( et encore!) interrogée. Est-ce le prophète Elie qui précède la venue de l'Antéchrist? et la pelle? Serait-ce  l'instrument du discernement qui sépare les "vrais chrétiens" des "faux et mauvais chrétiens"?

Pour Saint Augustin, c'est le Christ Lui-même, voilà sa belle interprétation. L'ange c'est Jésus et l'encensoir, c'est son corps saint : "le Seigneur devint lui-même l'encensoir d'où sortit pour monter jusqu'à Dieu l'odeur de suavité, et c'est ainsi qu'il devint propitiation du monde en  s'offrant lui-même comme une victime d'agréable odeur" et plus loin il continue ainsi: " Jésus-Christ a pris son corps, c'est-à-dire l'Eglise, et pour accomplir la volonté de son Père, il l'a remplie du feu de l'Esprit Saint.".

Alors, ce furent "tonnerres, des voix et des éclairs, et tout trembla." Pour l'évêque d'Hippone, il ne s'agit que des "prédications spirituelles de l'Eglise et des miracles qu'Elle opère."

Victorin lui ne développe pas trop ces versets là. Il relève l'importance de la prière qui s'élève vers Dieu. Il faut comme il le rappelle "prier  pour ne pas entrer en tentation". La trompette n'étant que "parole de puissance".  Et, en effet, si ce temps de prière est notée ici, c'est bien pour nous rappeler l'importance de celle-ci mais surtout son efficacité. Dieu se soucie des paroles, des désirs et des prières des hommes.

 

Les septs sceaux sont ouverts. De la fin du chapitre 8 jusqu'au chapitre 11, les trompettes vont sonner accompagnées de catastrophes. Nous aurons aussi  un petit temps de rupture puisque entre la sixième et la septième nous assisterons à l'épisode du petit livre avalé et à celui des "deux témoins".

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 19:31

I.pngl est un grand temps de poursuivre notre lecture du livre de l'Apocalypse.

Nous voici au chapitre 7, les six premiers sceaux ont été ouverts et voici que la succession des évènements s'arrête le temps d'un chapitre: Dieu reconnaît les siens et les marque d'un "sceau". Celui-ci s'ouvre sur la vision de quatre anges qui se tiennent aux quatre coins de la terre ( le chiffre 4- le carré- représente le plus souvent la terre: les 4 points cardinaux, les 4 éléments...) et commandent aux vents. Il s'agit d'une représentation antique courante chez les juifs comme chez les chrétiens, les vents comme les nations ( pour les anges par nation, je pense que vous pouvez voir cela dans le livre du Deutéronome 32, 8 ) ont chacun "un ange" qui les guide et les protège. Ceux-ci déchaînent sur la terre vents et tempêtes mais voilà qu'un "ange monté de l'orient" les arrête et marque "les serviteurs de Dieu" au front d'un sceau.

Avant d'essayer d'identifier plus avant cet ange, notons que ce passage s'inspire très largement du livre du prophète Ezéchiel ( en particulier le chapitre 9). Jérusalem infidèle va être punie mais avant de lancer son châtiment, Dieu ordonne à un homme vêtu de lin avec un écritoire de scribe à la ceinture de marquer d'une croix tous ceux qui sont restés fidèles à Dieu et qui ont refusé l'idôlatrie. Ici, dans le livre de l'Apocalypse, les hommes qui ont reconnu Dieu vont être marqués mais n'échapperont pas aux épreuves de ce monde et de cette vie. En revanche, ils ont foi en Dieu et savent que même s'ils connaissent la mort ( dans le martyre entre autres), Dieu leur donnera la vie véritable.

Qui est cet ange? Beaucoup ont vu en lui, le prophète Elie qui devait revenir pour fortifier l'Eglise avant la venue de satan. Vous pouvez trouver par exemple cette interprétation chez Victorin de Poetovio, évêque du troisième siècle mort en martyr, qui  a écrit justement un commentaire sur l'Apocalypse sous le règne de Gallien ( 258-263). Voilà ce qu'il écrit ( traduction dans la collection Sources Chrétiennes, n° 423): c'est le "prophète Elie qui doit venir avant le temps de l'Antéchrist pour restaurer les Eglises et les affermir contre l'intolérable persécution". Il s'appuie pour cela sur le livre de Malachie, le dernier des prophètes de l'Ancien Testament. En revanche, St Augustin voit dans cet ange venu d'orient l'Eglise. Ce qui pourrait être en cohérence avec les autres car ce "sceau" marque à la fois la protection de Dieu et "sa" propriété. C'est-à-dire ceux qui appartiennent à Dieu. Très vite dans l'Eglise primitive on a désigné le baptême par "le sceau". Le baptisé mort et ressuscité ave le Christ est marqué à vie par son baptême. Plus loin, du reste, on voit que ce peuple immense porte "la robe blanche" qui peut être celle du baptisé, celle de la grâce reçue au moment du baptême.

 

Nous parvenons dans un passage qui peut paraître délicat pour ceux qui ont été confrontés à une lecture fondamentaliste. Un jour, à Strasbourg, un femme- qui manifestement a du le regretter toute sa vie et qui n'a pas eu beaucoup de chance ce jour-là- à frapper à ma porte pour m'enseigner  la "Bonne Nouvelle". J'avais un peu de temps, je l'ai fait entrer. Elle était témoin de Jéovah... Elle a voulu m'enseigner la Bible et m'inciter à me convertir car le nombre d'élus ne sont pas si nombreux que cela: 144000....

Je sors rapidement ma BJ (Bible de Jérusalem) et lis le verset suivant: "Après quoi, voici qu'apparut à mes yeux une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue (...)". Bref, pas de stress, quiconque ose avancer un nombre de "sauvés" se trompe avec une facilité déconcertante!

Il s'agit bien entendu d'un chiffre "symbolique", ce sont les 12 tribus d'Israël portées à la perfection de 12000 hommes.  Ce chiffre 144000 comme le disait déjà St Augustin désigne l'Eglise toute entière, c'est la plénitude du peuple de Dieu et en aucun cas un chiffre concret et réel d'hommes.

Les douze tribus d'Israël nous viennent des douze fils de Jacob mais ici les plus avertis noteront que la prééminence est donnée à Juda qui est la tribu messianique ( le lion de Juda désignant  le Christ) et que Dan n'est pas présent mais remplacé par Manassé qui lui est un fils de Joseph. Depuis l'Ancien Testament ( puis dans la tradition avec Saint Irénée par exemple) la tribu de Dan est considérée comme infidèle à Dieu, elle est donc écartée ici. En Genèse 49, 17 elle était désignée en ces termes: " Que Dan soit un serpent sur le chemin, un céraste sur le sentier, qui mord le cheval au jarret et son cavalier tombe à la renverse!" ( traduction de la Bible de Jérusalem)

Certains ont vu dans les "144000" les chrétiens issus du judaïsme et dans "la foule immense" ceux issus du paganisme. Je ne crois pas qu'il s'agisse de cela mais seulement de deux manières de désigner l'Eglise car  il s'agit bien d'un seule Eglise comme le remarque St Augustin dans son explication de l'Apocalypse selon st Jean car l'apôtre écrit " LE peuple" et non "un autre peuple", c'est bel et bien un seul et même peuple de croyant " composé d'une multitude innobrable de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, parce que toutes les nations se sont greffées sur la racine en embrassant la foi." On note encore une fois l'universalité du salut qui dépasse les frontières mais aussi le temps car il s'agit de l'ensemble des sauvés dans tous les siècles.

 

Le chapitre se poursuit sur une liturgie céleste qui rappelle le culte lié à la Fête des Tentes dans le judaïsme ancien mais nous verrons cela demain.

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 12:53

C.png'est le pape Jean Paul II qui en l'an 2000 nomma le deuxième dimanche de Pâques, le dimanche de la miséricorde à l'occasion de la canonisation de soeur Faustine Kowalska.

Cette petite soeur polonaise reçu entre les deux guerres le message de miséricorde du Christ: " Ma fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne!". Elle avait eu la vision du Christ dévoilant son coeur duquel jaillissair deux rayons représentant "le sang" et l'eau". Le sang rappelle bien entendu le sacrifice du Christ sur la croix mais aussi le don de l'Eucharistie. Quant à l'eau, c'est ici le symbole du don du baptême et du don de l'Esprit Saint. En ce dimanche, une semaine après la résurrection du Christ, tout nous rappelle que l'Incarnation, la vie, la Passion et la Résurrection de Jésus ne sont qu'oeuvres d'amour et de miséricorde pour l'humanité et le monde.

Comme le rappelle le saint père dans cette belle homélie du 30 avril 2000, c'est un message de paix ( "L'humanité n'aura pas de paix tant qu'elle ne s'adressera avec confiance à la divine miséricorde") qui n'a rien de nouveau mais  "qui nous aide à revivre plus intensément l'Evangile de Pâques, pour l'offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps."


Continuons notre lecture, c'est avec réalisme que Jean Paul II évoque l'avenir mais sans pessimisme, l'oeuvre de l'Esprit Saint et de la miséricorde est présente dans nos vies et dans notre temps. Encore faut-il se tourner avec confiance vers le Christ:

"Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous? Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Soeur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire.

 

L'évangile du jour est celui où le Christ ressuscité apparaît aux apôtres, manque saint Thomas qui ne veut les croire. C'est face au Christ que jaillira ce beau cri de foi: "Mon Seigneur et mon Dieu!" Encore une fois, nous avons nous aussi à nous positionner face au Christ, est ce que je crois réellement à sa résurrection? Est-ce que cette rencontre transforme ma vie? Le pape nous laisse une piste de réflexion: " Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l'humanité d'aujourd'hui accueille elle aussi dans le cénacle de l'histoire le Christ ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète:  Paix à vous! Il faut que l'humanité se laisse atteindre et imprégner par l'Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C'est l'Esprit qui guérit les blessures du coeur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l'amour du Père et celle de l'unité fraternelle."

 

Enfin le saint père nous explique le choix de changer le nom de ce deuxième dimanche après Pâques: " Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine".Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu'elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que "l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à "faire miséricorde" aux autres:  "Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5, 7)" (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l'homme. Jésus s'incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle."

 

Il est en effet important de bien comprendre que le mot "miséricorde" ne recouvre pas seulement ( ce qui est déjà énorme) le pardon de tous nos péchés mais il désigne aussi cette dynamique de l'Amour de Dieu qui nous a fait à son image et qui nous veut semblables à Lui. Pour nous, concrètement, cela veut dire que nous devons combattre toutes les formes de "pauvreté" c'est-à-dire tout ce qui éloigne l'homme de Dieu (le rend dissemblant), tout ce qui nous déshumanise. Cette pauvreté comme le rappelle le pape est vaste: pauvreté matérielle bien entendu mais aussi toutes les pauvretés plus profondes et particulièrement en notre siècle, la pauvreté spirituelle. Cette ligne de conduite n'est pas sans nous rappeler celle de monsieur Vincent qui voulait soulager toutes les pauvretés des hommes.

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 15:54

P.pngortés par la joie de la Résurrection, nous serons durant toute la semaine dans l'"octave" de Pâques. Chaque jour de cette semaine sera par conséquent comme un dimanche, un dimanche de Pâques. Les néophytes ( c'est-à-dire les jeunes baptisés lors de la nuit de Pâques)  sont normalement habillés de blanc et c'est pour cette raison que l'on peut trouver parfois pour le dimanche qui clôture l'octave, le nom de dimanche in albis (= en blanc)

Pour marquer ce temps, les préfaces, les prières de la messe,  les laudes et les vêpres seront celles de Pâques. On prolonge donc dans la joie la fête de Pâques. L'octave cesse le dimanche suivant, le dimanche de quasimodo devenu avec Jean Paul II, le dimanche de la Miséricorde.

 

Pour continuer à chanter la joie de la résurrection , je vous laisse à méditer et à prier les textes des Laudes de cette semaine.

Il s'agit donc du psaume 62:


"Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : *
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
on amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient."

 

Puis du Cantique dit des "trois enfants" que l'on trouve dans le livre du Deutéronome ( chapitre 3). Vous pouvez aussi le chanter sans souci. Enfin le Psaume 149.

 

La lecture sera celle des Actes des Apôtres 5, 30-32:

" Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice. C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent."

 

On pourra terminer comme tous les matins par le très beau Cantique de Zacharie ( Luc 1)

 

Belle et sainte octave de Pâques.

 

 

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